24.10.2006

Stratégie de Lisbonne : innovation et développement durable au coeur des préoccupations des internautes

L'innovation et le développement durable doivent se situer au coeur de la stratégie économique européenne. C'est l'un des principaux enseignement de la consultation en ligne menée par le site Touteleurope.fr. Au total, ce sont quelque 6 000 réponses qui ont été collectées concernant la "stratégie de Lisbonne", dispositif mis en place en 2000 par les Etats membres de l'Union européenne afin de favoriser la croissance, l'économie, l'emploi et la R&D. Le site a d'ailleurs pour objectif de faire connaître cette initiative auprès du plus grand nombre.

Autre donnée de l'enquête: "pour la plupart des participants, l'innovation et le développement durable relèvent d'actions à l'échelle de l'Union européenne plutôt qu'au niveau national." Pourtant, s'ils sont convaincus de cette nécessité, ils n'en demeurent pas moins sceptiques. "La majorité des participants adhèrent aux grandes lignes de la stratégie économique des 25, mais sont pessimistes sur leurs chances de succès." L'Europe ne peut-elle pas relever le défi?

25.08.2006

La R&D européenne pourrait prendre un nouvel essor

Du nouveau dans le ciel passablement maussade de la R&D : un rapport de Commission européenne du 23 août dernier révèle que les entreprises de l'UE envisagent d'augmenter leurs investissements en R&D d'environ 5% par an au cours des trois prochaines années. De quoi tenir le fameux objectif de 3% du PIB investi dans la R&D?

Les résultats de l'enquête, menée auprès de 400 entreprises de 10 secteurs industriels différents, sont en effet prometteurs. Les 0,7% investis en R&D en 2005 font à côté pâle figure. "Pour atteindre notre objectif de 3% du PIB investis dans la recherche et le développement, le secteur privé doit accroître ses investissements", a déclaré Janez Potočnik, commissaire européen chargé de la science et de la recherche, dans un communiqué de presse émanant de Bruxelles. "C'est la raison pour laquelle les résultats de cette enquête sont encourageants. Nous devons poursuivre et intensifier nos efforts, au niveau tant européen que national, afin de persuader les entreprises de réaliser leurs activités de recherche en Europe. La Commission présentera de nouvelles idées dans ce domaine en automne 2006."

Autre enseignement de l'enquête: "elle confirme la thèse selon laquelle les entreprises préfèrent encore mener leurs activités de R&D dans leur pays d'origine. Par conséquent, les pays concentrant le plus d'activités de ce type demeurent l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Hors UE, ce sont les États-Unis qui restent le lieu d'implantation favori des activités de R&D, devant la Chine et l'Inde."

Olivier James