08.09.2006
Si, si, ceci est bien une souris
Cette petite boîte en bois n'est autre que la première souris informatique. Elle a été conçue en 1964 par Doug Engelbart. (Business Week, 04.09.06, Courtesy of Bootstrap Alliance)
On l'aurait presque oubliée tant elle est omniprésente dans notre quotidien, mais la souris informatique a connu depuis sa création une transformation fulgurante. Il n'est qu'à voir cette photographie issue d'un article de Business Week qui retrace dans un diaporama l'histoire de cette petite bête de bureau.
"Il y a plusieurs société derrière l'évolution de ce produit: Xerox PARC, Apple, Microsoft, et Logitech, toutes ont participé à des améliorations ou des petites modifications", raconte l'auteur de l'article. Le diaporama publié par le magazine retrace ainsi les principales évolutions de cette créature technologiquement modifiée.
Si le magazine revient sur cette histoire, c'est surtout pour décrire la stratégie de l'un des acteurs majeur du matériel informatique, Logitech. Une stratégie qui passe inévitablement par l'innovation. "Nous considérons tous la souris comme un objet simple, il y a pourtant une bataille technologique assez agressive pour mettre en oeuvre tout ce qu'elle est capable de faire", explique dans l'article l'analyste Stephen Baker. "Le vrai défi est de prouver que ces technologies innovantes sont pertinentes pour les utilisateurs.
Olivier James
17:30 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : innovation, souris, technologies, business week, logitech, xerox, apple
23.08.2006
Soutenir les PME innovantes, oui, mais lesquelles ?
Emmanuel Leprince
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Comment faire en sorte que les PME françaises ne restent plus bloquées sous un plafond de verre ? C'est à cette question cruciale pour la pérennité de la croissance du pays qu'Emmanuel Leprince tente aujourd'hui de répondre dans le quotidien Les Echos. Car le délégué général du Comité Richelieu, l'association française des PME de haute technologie, est, à juste titre, inquiet.
S'il explique que "nos champions mondiaux veillent et gagnent des parts de marchés sur tous les continents", il rappelle aussi "l'incapacité des nouvelles entreprises françaises et européennes à se transformer en entreprises globales leaders de leur domaine." Et de pointer du doigt l'erreur stratégique commise à son sens par les pouvoirs publics : "ce n'est pas en subventionnant avec de la dette publique [faisant référence à l'Agence de l'innovation industrielle] des grandes entreprises profitables et qui n'ont pratiquement plus rien de français que l'on fera émerger en France le futur Google." Autrement dit, pour cet ardent défenseur d'un Small Business Act à la française - qui permettrait aux PME d'accéder aux marchés des grands comptes et des entreprises publiques - rien n'est fait pour permettre aux PME innovantes de se développer et donner toute la mesure de leur potentiel. La jungle compétitive à laquelle ces gazelles sont confrontées ne leur permet pas de se tailler la part du lion.
Contre le laisser-faire
Et l'Etat n'est pas pour rien dans cette situation. "Le libéralisme mal compris amène à diminuer le rôle de l'Etat pour mettre tous les joueurs dans le même sac afin que le meilleur gagne, celui qui sera choisi par un marché souverain. [...] La compétition renforce les inégalités et débouche sur une polarisation, une uniformisation dont le consommateur est le premier à pâtir." La solution? Que les pouvoirs publics mettent véritablement les mains dans le cambouis et cessent de pratiquer des solutions de facilité. "Il faut aller vers une égalité réelle en construisant un cadre économique grâce auquel la compétition deviendra plus juste."
Pour mettre en place ce cadre, pour soutenir le plus pertinnement possible les bons projets, il faut identifier "les nouvelles entreprises détenant le potentiel de devenir leaders mondiaux dans leur domaine", dixit Emmanuel Leprince. Il propose pour cela de se baser sur les choix effectués dans les pôles de compétitivité. Mais ces regroupements publics/privés n'ont-ils pas mis à l'écart des PME innovantes ? Suffit-il de faire partie de l'un de ces quelques 70 pôles pour prétendre à bénéficier d'aides ? Au vu des multiples acteurs de l'innovation, Emmanuel Leprince suggère avec bon sens "de relier l'ensemble des dispositifs publics destinés aux entreprises afin d'intensifier les aides directes destinées à celles qui auront été sélectionnées." Bonne idée ! Mais qui les aura sélectionnées ? Qui saura reconnaître leur potentiel ?
L'interventionnisme préconisé par Emmanuel Leprince est assurément la bonne voie pour garantir aux PME de s'intégrer dans le tissu économique mondial. Reste à savoir comment et qui doit choisir celles qui auront droit à leur ticket gagnant.
Olivier James
18:55 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : innovation, compétitivité, comité richelieu, small business act, pôles de compétitivité


