06.10.2006
L'Informatique recrute en Région Sud
2e volet - LE GRAND SUD : La province bénéficie de la reprise du secteur informatique. Deuxième étape du tour de France NTIC des régions : le grand Sud, qui est sans conteste le grand gagnant de la tendance.
Aquitaine, Provence Alpes Côte d'Azur et Rhône Alpes se disputent en effet la palme des recrutements d'ingénieurs et techniciens. Mais les ressorts de cette dynamique évoluent progressivement, depuis deux à trois ans. Et le tiercé arrive dans un ordre légèrement différent selon les SSII et en particulier en fonction de leur organisation d'une part et de la concentration de certains secteurs d'activités.
«Un quart de nos recrutements en région se concentrent dans le Sud Ouest», énonce Dominique Duflo, DRH de Sogeti. « Nous recrutons ainsi 250 personnes dans cette région. »
Largement cité en tête, le Sud-Ouest profite en effet toujours de l'activité de l'aéronautique et du spatial, largement dominée par l'incontournable Airbus à Toulouse, porteur d'une logique industrielle sur de très grands projets.
Globalement, les profils recherchés concernent l'ensemble des métiers d'ingénieur mais avec des dominantes indéniables et historiques.
A Toulouse l'aéronautique s'appuie sur l'informatique embarquée, et l'électronique appliquée à ce secteur. Mais des profils plus généralistes sont aussi requis, notamment en ce qui concerne le management de projet : la tendance à la forfaitisation des projets industriels se poursuit et requiert de solides compétences pour mener à bien des chantiers désormais assortis d'engagement de résultats.
Ainsi Alten, qui poursuit son évolution vers les technologies de l'information met l'accent sur Bordeaux : la SSII y recherche de nombreux profils purement informatiques en système d'information et en assistance à maîtrise d'ouvrage destinés d'une part aux entreprises de service de la région et aux DSI des grands industriels.
Ainsi, les centres SAP de Capgemini à Toulouse ou d'Atos Origin à Bordeaux concentrent les profils adéquats.
Front office chez le client, back office concentré, la formule est désormais largement généralisée, en tout cas pour les grandes SSII qui ont désormais bien rôdé le modèle industriel.
Une tendance de fond qui change donc progressivement la donne : l'aéronautique n'est plus la seule ressource d'emploi de la région Sud Ouest. Les centres de services permettent aux ingénieurs locaux de trouver d'autres débouchés d'emploi.
Pour autant, les dominantes régionales historiques ne sont pas prêtes de s'estomper.
Entre les nombreuses PME implantées dans le sud est et les quelques sièges européens d'entreprises européennes et mondiales, l'activité s'avère bien soutenue mais beaucoup plus diffuse dans le Sud-Est.
Sophia Antipolis en PACA reste un point d'ancrage majeur dans les technologies de l'information. Notamment dans le secteur des télécoms, qui repart nettement à la hausse, tiré par les équipementiers. Ou bien encore avec le « Global Delivery Unit » de Steria, un centre d'hébergement des infogérances des clients nationaux de la SSII.
Avec Marseille et Gemenos, l'activité en PACA ne faiblit pas, loin de là. Un effet déjà ressenti de la présence du pôle Solutions Communicantes Sécurisées, un des plus importants pôles de compétitivité en France ? Difficile à dire : «nous étions déjà présents au sein des entreprises concernées par les pôles de compétitivité», répond Dominique Duflo (Sogeti). Question de temps : les projets de recherche et développement des pôles démarrent, les investissements arrivent : «nous sommes dans l'expectative».
Industrie et notamment chimie, tertiaire, banque, entreprises publiques… le tissu économique de la région Rhône Alpes fait preuve d'un fort dynamisme, avec des tendances assez diversifiées. 170 recrutements chez Atos, une cinquantaine chez Sogeti, la région maintient un bon niveau de croissance, même si elle s'inscrit nettement en deuxième rang. Et la bonne concentration d'écoles et universités y facilitent nettement les recrutements de jeunes.
Une opportunité pour les Franciliens
Réseaux et télécoms, informatique industrielle ou développement nouvelles technologies restent le socle des profils recherchés.
Mais les compétences ERP trouvent désormais de nombreux débouchés dans le Sud Ouest et en Paca : une excellente opportunité pour les Franciliens en quête de meilleure qualité de vie.
Car si les jeunes ont fortement la cote cette année, les expérimentés sont aussi bienvenus en région.
Chez Atos Origin notamment, la grande majorité des recrutements en régions concernent des ingénieurs dotés de 5 à 8 ans d'expérience. Sans oublier de véritables experts plus pointus encore, qu'il faut alors aller chercher sur le marché. Car dans le Sud, comme en Ile de France, les ressources pointues ne sont pas si faciles à dénicher.
Les PME en savent quelque chose, qui peinent à attirer les recrues, notamment dans des villes un peu moins prisées par les ingénieurs. Ainsi Paul Bertrand, pdg de Watteco, jeune PME spécialisée dans la maîtrise de l'énergie, se désespère : "Nous devons multiplier par deux nos effectifs mais nous n'attirons pas les développeurs dont nous avons besoin car notre entreprise est basée à Toulon. Et cette ville ne bénéficie pas d'une bonne infrastructure et souffre d'un lourd déficit d'image. Donc soit la société sera amenée à sous-traiter, soit elle devra s'installer ailleurs !"
Lire l'avis d'expert sur JOBETIC : En région, Atos, recrute essentiellement pour ses centres de services
Article réalisé pour 01 Informatique 15/09/06
Corinne Zerbib
09:30 Publié dans Régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : informatique, recrutement, sud, paca, ingénieurs, chefs de projet, métier
21.09.2006
Recrutement Informatique : Le grand ouest a le vent en poupe
A l'heure où les nouvelles technologies constituent un enjeu de la compétitivité des entreprises, les informaticiens ont leur carte à jouer.
L’ensemble des régions françaises bénéficie de la reprise du secteur informatique. Nous vous proposons de faire le tour de France NTIC des régions. En commençant par le grand ouest qui a le vent en poupe...
De la Picardie à la Bretagne en passant par le Centre, le grand Ouest de la France arrive en second rang derrière le Sud dans le palmarès des régions qui recrutent. Après une longue traversée du désert, la région fait preuve d’un nouveau dynamisme depuis quelques mois en s’appuyant d’abord sur ses métiers historiques : la banque dans les Pays de la Loire, les assurances et mutuelles dans le Centre, et bien sûr les télécoms en Bretagne. Mais à l’Ouest comme dans le Sud, les centres de services fournissent eux aussi de nouvelles opportunités aux ingénieurs locaux ou parisiens en quête de qualité de vie.
Les plans de recrutement et offres d’emploi en cours témoignent bien de cette reprise générale.
Ainsi par exemple, Capgemini recrute 70 développeurs objet débutants sur toute la région : Brest, Caen, Le Mans, Nantes, Orléans, Rennes, Rouen et Tours. Et Atos Origin poursuit un plan de 150 recrutements notamment sur Rennes et Orléans. Quant à Unilog, ses recrutements se concentrent actuellement sur Orléans, où la SSII compte doubler ses effectifs sur deux ans. Et s’il fallait encore convaincre de la reprise dans l’ouest de la France, les offres d’emploi actuellement en cours en Normandie constituent un argument indéniable : outre Capgemini et Altitude, de nombreuses SSII locales recrutent des profils variés – ingénieurs de développement, spécialistes télécoms, … - dans une région pourtant peu propice à l’emploi dans ce secteur.
Les moteurs de ce dynamisme ? La rationalisation des systèmes d’information, la politique accrue de sous-traitance et les grands projets de consolidation du secteur bancaire, expliquent les acteurs de la région.Sans oublier les télécoms qui battent leur plein : Lannion et Rennes reviennent en force. Un secteur qui recrute tout autant pour ses besoins en recherche et développement de nouveaux produits, que pour construire et améliorer ses systèmes d’information et infrastructures. Majoritairement concentré sur la Bretagne, les besoins en compétences télécoms se font également ressentir ailleurs, et notamment à Rouen, siège d’Altitude qui recherche des architectes réseaux. L’Ouest de la France garde cependant sa forte couleur tertiaire. Le Mans et Niort confortent leur label de fief des mutuelles. Ces dernières poursuivent leurs grands travaux liés aux nombreuses fusions opérées ces dernières années. Quant aux centres de services, ils participent à l’embellie générale. Notamment à Nantes : Accenture Technology Services, Stéria, Atos Origin y ont installé d’importantes plates-formes de back office.
Des ingénieurs nouvelles technologies mais aussi développeurs grands systèmes, chefs de projet, consultants métier dans les assurances et les banques, et même un directeur de centre de services chez Atos à Orléans, les opportunités couvrent donc un éventail très large de compétences. Entre la forte densité de systèmes d’information bancaires et de mutuelles et l’installation de centres de services, certains profils jusque là délaissés reprennent vigueur sur le marché de l’emploi. En particulier les bac +2 et les compétences en grands systèmes. Ainsi, à Nantes, Business et Décision recrute des intégrateurs d’application de niveau bac + 2, avec trois ans d’expérience Unix et SGBD. Et quasiment tous les acteurs de la région recherchent des compétences en « anciennes » technologies : Natural Adabas, Pacbase, MVS, CICS, Cobol, Pascal et même Basic ! Pas de doute, l’Ouest reste la région la plus diversifiée après l’Ile de France.
Article réalisé pour 01 Informatique (15/09/09)
18:30 Publié dans Régions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : informatique, recrutement, ouest, bretagne, ingénieurs, chefs de projet, métier
07.08.2005
LES ACTEURS REFERENTS EN BASSE-NORMANDIE
Les relais régionaux
Chacun s’accorde à reconnaître que les aides publiques à l'innovation sont aujourd'hui aussi multiples et complexes que ce soit sur le plan national, régional ou européen. La volonté est de rendre ces aides plus simples et plus proches, en particulier à destination des PME-PMI. La multiplication des "guichets" et des circuits de financement est souvent perçue comme une source de confusion et d'opacité par les entreprises. C'est pourquoi des regroupements ou des clarifications dans la gestion mériteraient d’être opérés. Dans ce but, il serait bon de coordonner l'action de l'État et des collectivités locales en faveur de l'innovation grâce à l'expertise d’un organisme tel l'ANVAR en créant notamment un "guichet d'aide à l'innovation" à même d’aiguiller les porteurs de projets dans les arcanes des aides financières, prêts d’honneur et subventions possibles. En attendant, il convient de faire le tour d’horizon des acteurs et de définir leurs spécificités.
Avant de rentrer plus avant dans le vif du sujet, il convient de situer le débat dans son environnement. Nous allons donc préciser quelques définitions fondamentales qui entourent le monde de la création d’entreprises innovantes en rappelant brièvement le rôle des principaux intervenants en région qui relayent bien sûr toutes les aides européennes et nationales.
Face à la complexité des soutiens d’aides à la création d’entreprise, avant d'aller plus loin dans le processus de création, le futur chef d'entreprise doit s'entourer d'un partenaire privilégié à même de lui servir de guide dans l’aventure de la création d’entreprise. C'est pourquoi son choix premier, le référent, peut être déterminant pour la suite du projet.
LES ORGANISMES CONSULAIRES
ET DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
Pour la prise de contact
Bien souvent, le premier réflexe d’un porteur de projet est de se rendre dans la chambre de commerce et d'industrie la plus proche de son lieu d'habitation. La représentation de ces organismes consulaires sur le territoire bas-normand est la suivante : deux dans le Calvados, deux dans l'Orne et deux dans la Manche, toutes adhérentes du réseau "Entreprendre en France".
Mais si elles ont vocation à aider les entreprises, former les hommes, dynamiser et développer l'économie bas-normande, elles ont peut-être moins les compétences pour détecter et accompagner un porteur de projet innovant.
Pour ces projets purement innovants, certaines chambres consulaires ont des accords tacites pour relayer l'information avec des organismes spécialisés, comme la Technopole Synergia ou Normandie Incubation. Des organismes comme le CEBANOR , Comité d'Expansion Économique de Basse-Normandie, avouent également volontiers que peu de dossiers de créations d'entreprises innovantes arrivent sur leur bureau. Et si tel est le cas, les responsables du comité orientent ces dossiers vers les structures plus adaptées dans ce domaine.
Les chambres des métiers s'efforcent elles aussi de répondre à ce type de projet innovant, même si elles ne sont pas des spécialistes. Au-delà de la prise de contact et en fonction de la problématique posée, la chambre des métiers du Calvados fait, elle aussi, appel au réseau, en l'occurrence le Réseau de Développement Technologique (RDT ). Elle tient cependant à demeurer le référent du porteur de projet. Marquant son intérêt pour le sujet, la chambre départementale s'est formée à la propriété intellectuelle et au dépôt de brevets.
Malgré tout, les réseaux de proximité restent essentiels pour mener à bien cette dynamique au quotidien. Les projets inscrits dans la Manche ou dans l'Orne n'échappent pas à cette logique.
Manche Expansion créée en 1960 par des industriels est un outil du Conseil Général de la Manche pour faire émerger et favoriser les projets des entreprises. Un des chargés de mission reconnaît également que la création d'entreprises innovantes n'est pas leur vocation première. Leur métier est lié essentiellement au développement d'entreprises et à l'implantation de celles-ci dans le département. En matière d'innovation, Manche Expansion sert davantage de relais avec des structures telles que le CRITT BNC , l’ENSI-CAEN ou le pôle encore récent de Maîtrise d'Ambiance.
Même philosophie pour Saint-Lô développement, agence économique du district Saint Lois, orientée principalement sur le développement endogène et exogène, qui sait elle aussi travailler avec les organismes d'interface et le réseau régional quand un dossier innovant se présente.
Sur les 700 à 800 projets annuels qui transitent par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Cherbourg Cotentin, cette dernière estime n'instruire que 3 ou 4% de projets innovants. Si les sollicitations des jeunes créateurs innovants portent sur des questions financières ou technologiques, les chargés de mission orientent ces derniers vers le réseau régional : la délégation de l'ANVAR , Normandie Incubation, le RDT…
"Les porteurs de projets viennent nous voir spontanément" selon la CCI d'Alençon. Quand les projets sortent de l'ordinaire, elle les détecte rapidement et active le réseau : ANVAR, incubateur et autres organismes d'interface. Un des projets soutenus est d'ailleurs venu s'installer dans l'Orne, en raison de l'existence du pôle plasturgie ISPA d'Alençon. Cependant, il reconnaît que les projets potentiellement innovants sont rares. La chambre de commerce et d'industrie défend, bien entendu, tous les projets quels qu'ils soient. Elle accompagne et active les réseaux, les filières, les organismes spécialisés et son expert financier travaille pour obtenir au mieux "une division du risque". Transformer des idées en réalité et réussite économique, telle est sa raison d'être .
À noter enfin qu'une initiative nationale relayée en Basse-Normandie par la Trésorerie Générale et la Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE) a abouti fin d'année 2002 à la création d'un site Internet visant à répondre aux attentes administratives des entreprises . Ce portail donnant accès aux trois départements bas normands regroupe huit services de l'État. Il a pour but de faciliter les initiatives des PME-PMI, notamment dans toutes les démarches administratives. Et l'administration assure une réponse au problème posé sous 72 heures. Les jeunes entreprises innovantes peuvent y trouver elles aussi des (compléments) de réponses à leurs interrogations.
SYNERGIA-CAEN LA MER
La technopole
La technopole participe à la création d'entreprises innovantes, à l'animation et à la mise en réseau des compétences et à l'animation du territoire. Synergia, la technopole Caen-Normandie, est aussi historiquement un Centre Européen d'Entreprise et d'Innovation (CEEI ). Installée dans les locaux d'Unicité, elle réunit en son sein tous les acteurs impliqués dans la vie économique. Sa mission est triple : établir des relations étroites avec les acteurs de la recherche, de la formation et des créateurs, travailler l'ingénierie des projets innovants (faciliter le passage de l'idée à la création) et promouvoir le territoire.
Ici, l'innovation est prise au sens large pour désigner à la fois un nouveau concept, un nouveau service, une nouvelle activité
La Technopole est en fait une aide précieuse au conseil grâce à son réseau de partenaires. Elle aide à la création et accompagne le porteur de projet dans ses démarches. En aucun cas, elle ne lui apportera une aide financière. Cependant, elle ouvre les portes et son carnet d'adresses est sans nul doute tout aussi précieux.
La Technopole a vocation à travailler essentiellement sur l'agglomération Caen-la-Mer .
LA COUVEUSE D'ENTREPRISES
Une formation pour mûrir le projet
L'originalité de la couveuse d'entreprises bas-normande tient à son statut d'institution publique, pilotée par l'université de Caen Basse-Normandie. La formation débouche sur l'obtention d'un Diplôme Universitaire "Créations d'activités : entreprises, associations coopératives". La couveuse d'entreprises est rattachée à l'UFR de Sciences Economiques et de Gestion. D'autres institutions universitaires, dont l'IUT de Caen, sont associées au dispositif. Un partenariat actif lie la couveuse avec la Technopole de Caen et à l’Incubateur. À travers ce réseau, la couveuse est intégrée aux différents organismes qui concourent à la création d'entreprises et à la création d'entreprises innovantes en particulier.
Le diplôme universitaire s'adresse à tout porteur de projet motivé possédant au minimum le baccalauréat, désireux d'obtenir des compétences supplémentaires dans le domaine de l'entreprise.
À l'issue du diplôme, la finalité est bien de déboucher sur la création imminente de l'entreprise. L'objectif avoué de la couveuse est bien de valider des innovations, notamment issues de différents laboratoires de l'Université pour valoriser la région bas-normande.
NORMANDIE INCUBATION
Pour la création d’entreprises technologiques issues ou liées à la recherche régionale
L’INCUBATEUR est une structure d'accueil et d'accompagnement de porteurs de projets de création d'entreprises innovantes. Il leur offre un appui en matière de formation, de conseil, de financement et les héberge le cas échéant durant quelque 24 mois jusqu'à maturation de leur développement industriel. Nous reviendrons plus en détail sur les missions de Normandie Incubation dans la 2e partie.
LES ACTEURS TECHNOLOGIQUES
Nous allons nous attacher ici à définir les compétences du Réseau de Développement Technologique (RDT), des Pôles Scientifiques et Technologiques soutenus par la Région et du Groupe Régional pour la Valorisation Industrielle de la Recherche (GRAVIR), tout en soulignant d'emblée les efforts importants de l'ensemble des structures de recherche qui gravitent autour de ces réseaux pour faciliter la création et le développement certes des grands établissements industriels mais aussi d'un grand nombre de PME-PMI.
LE RDT & LA DEMANDE TECHNOLOGIQUE DES ENTREPRISES
S'entourer de compétences : l'enjeu est de taille et c'est bien celui que s'est fixé le Réseau de Développement Technologique . Créé en 1991 en Basse-Normandie, il est animé par le Centre des Technologies Nouvelles (CTN). Pour l'innovation, le RDT est un outil de mise en commun des énergies des acteurs de l'innovation en région.
Les missions de ce réseau de la demande technologique sont inscrites au contrat de plan État/Région. Il a "pour objet de formaliser et de satisfaire les besoins technologiques des PME-PMI régionales en leur apportant une assistance pour accéder au potentiel de recherche régionale ou nationale, ainsi qu'aux aides disponibles. Son action contribue ainsi à instaurer au sein des entreprises régionales une culture technologique".
Ainsi, grâce à tout un réseau d'acteurs qui existe dans l'environnement des entreprises et au sein des diverses structures publiques et parapubliques, ce maillage garantit à l'entreprise rencontrée non pas un interlocuteur unique, mais une orientation efficace vers les interlocuteurs compétents, qu'ils soient membres des collectivités territoriales, de la Délégation Régionale à la Recherche et à la Technologie (DRRT), de la Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE), de l'ANVAR, des organismes consulaires et professionnels, des Centres Régionaux d'Innovation et de Transfert de Technologie (CRITT), de Normandie incubation, des laboratoires de recherche publics ou privés, des universités, des écoles d'ingénieurs… En tout, ce sont quelque cent personnes au sein d’une quarantaine de structures qui constituent ce réseau.
LES POLES SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES JOUENT UN ROLE D'INTERFACE ENTRE LA RECHERCHE ET L'ENTREPRISE
Ces pôles sont présentés dans le portail régional Innovation, Recherche et Transfert de Technologie, administré par l’ADIT .
Ils sont décrits sommairement ci-dessous :
Le pôle "Imagerie et Technologies de l'Information et de la Communication (ITIC)", piloté par son Comité Régional (CRITIC) qui regroupe essentiellement sur Caen, dix-sept laboratoires et instituts de recherche publics, au sein desquels travaillent 245 personnes, ainsi que le Centre d’Études et de Recherche en TIC (CERTIC) et le Centre des Technologies Nouvelles (CTN).
Le pôle "Matériaux" constitué de huit laboratoires, basés principalement à Caen, avec 200 personnes et dont cinq laboratoires sont regroupés au sein du Centre National de Recherche Technologique Matériaux (CNRT), ainsi que l’Institut Supérieur de Plasturgie d'Alençon (ISPA) et la plate-forme technologique d’Alençon (Mécaniplast).
Le pôle "Biologie et Agrobio-industrie", piloté par son Comité Régional (CRAB) qui est constitué de quatorze laboratoires et instituts de recherche, dont six sont regroupés au sein de l'Institut de Biologie et Agro-Bioindustries (ISBIO), ainsi que du Centre Technique Agroalimentaire, l'ADRIA Normandie à Saint Lô.
Le pôle "Maîtrise d'Ambiance", de création plus récente ayant pour objet de contrôler l'environnement des hommes et des objets dans un contexte industriel. Ce pôle est piloté par son Comité Régional (CREMA) et regroupe dix-neuf équipes universitaires, le Centre de Formation d'Octeville, l'association d'entreprises EMA (Ensembliers en Maîtrise d'Ambiance), ainsi que sur Cherbourg le CRITT BNC et la plate-forme technologique RESOTEC.
Un des moyens mis en place pour poursuivre cet objectif consiste en des appels à projets communs « laboratoire-entreprise » dont le financement est prévu au contrat de plan État-Région.
RENFORCEMENT DE COMPETITIVITE
La démarche actuelle des pôles de compétitivité s’inscrit dans le cadre de l’appel à projets initié par l’Etat en 2004 pour la constitution de pôles fondés sur des partenariats publics-privés et impliquant entreprises, organismes de recherche et de formation, établissements financiers, collectivités territoriales, Etat, Europe.
Dans ce cadre la Région a apporté son soutien a apporté son soutien à de nouveaux "Pôles de Compétitivité" .
Le Pôle Transactions Electronique Sécurisées (TES) articulé notamment autour des entreprises Philips, SOFTWAY, France Télécom R&D, des laboratoires mixtes (LAMIP et LATEMS) et de l’ENSICAEN. L’évolution des usages, l’électronisation de certaines pratiques de la vie quotidienne ou l’internalisation des normes sont autant de facteurs qui influent fortement sur le secteur des TES. Derrière ce vocable se cachent des enjeux majeurs et très actuels liés au respect de la vie privée, au droit des consommateurs et au besoin de traçabilité de certains actes. Les objectifs centraux du pôle sont le déploiement d’une industrie, l’accroissement des savoir-faire et la mise en valeur d’un potentiel de technologies de pointe existant, reconnu et solidement implanté en Basse-Normandie (8 000 emplois à ce jour) afin de créer une base industrielle pour conquérir un marché technologiquement dynamique, mondial et à croissance rapide.
Le Pôle Energie, Propulsion et Développement Durable (EPDD), partagé avec la Haute Normandie, autour du technopôle du Madrillet de Rouen. Ce pôle a pour objectif de maintenir et de développer la plate-forme scientifique et technique liée à la pétrochimie et à la construction automobile dans l’ensemble de la vallée de la Seine et notamment sur le territoire bas-normand. Renault, SNECMA et les équipementiers automobiles comme, en Basse-Normandie, Magneti-Marelli à Argentan ou Filtrauto à Vire, vont se positionner sur des axes de développement de technologies liée aux performances des moteurs, à la pile à combustible, à la résistance des matériaux et à l’électronique. Plus de 20 000 emplois de production et de recherche sont concernés en Basse-Normandie.
Le Pôle Maîtrise d’ambiance et sécurité des procédés industriels, partagé avec quatre régions de l’Arc Manche (Nord Pas de Calais, Picardie, Haute et Basse-Normandie). Ce pôle va fédérer les compétences scientifiques qui travaillent sur la maîtrise d’ambiance, qui sont localisées dans le Nord Cotentin pour la Basse-Normandie, la prévention des risques et l’ingénierie des grands systèmes industriels. Ces régions seront positionnées sur les technologies de pointe en matière de prévention des risques pour que ce potentiel industriel devienne vecteur de développement régional. Plus de 5 000 emplois travaillent aujourd’hui pour les secteurs concernés.
Le Pôle Cheval, qui concerne une filière où la Basse-Normandie est internationalement reconnue, rassemble l’ensemble des acteurs bas-normands de la filière équine, des haras privés ou nationaux aux entreprises de services et de soins, notamment autour du pôle scientifique de Dozulé (CIRALE et AFSSA). La filière pèse environ 7 000 emplois. Il est soutenu par la Région et porté par le Conseil des chevaux de Basse-Normandie.
GRAVIR & L'OFFRE TECHNOLOGIQUE DES LABORATOIRES
Enfin, soutenu par l’État et la Région, GRAVIR (Groupe Régional pour la Valorisation Industrielle de la Recherche) permet aux entreprises d’accéder aux compétences technologiques des laboratoires de la recherche publique de Basse-Normandie.
Des experts ont été désignés pour faciliter les contacts entre les chefs d’entreprises et les chercheurs dont les savoir-faire sont présentés sur le portail http://www.gravir.org/
11:40 Publié dans Régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.07.2005
5 POLES DE COMPETITIVITE EN NORMANDIE
Suite à l’appel à projet clos le 28 février 2005, le Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT) du 12 juillet 2005 a décidé de faire bénéficier 67 projets du label "Pôle de compétitivité". De plus, parmi ces projets, le CIADT en distingue particulièrement certains, au vu de leur importance pour la lisibilité de l’industrie française à l’international et de leur poids dans la compétition économique mondiale.
Le CIADT a également décidé de porter l’enveloppe totale dédiée au financement des pôles à un minimum de 1,5 milliard d’euros sur 3 ans.
Le gouvernement a retenu cinq pôles de compétitivité en Normandie. Ils portent sur la filière équine et les transactions sécurisées en Basse-Normandie, les moteurs et la logistique en Haute-Normandie et la cosmétique partagée entre cette dernière, le Centre et l'Ile de France.
Le pôle de compétitivité. C'est la combinaison, sur un même territoire, d'entreprises, de centres de formation et d'unités de recherche publiques et privées pour des projets communs de développement et d'innovation.
Objectif : faire travailler ensemble, dans un territoire rapproché trois types de partenaires des entreprises, des centres de formation, et des unités de recherche autour d'un projet commun, innovant, d'ambition internationale.
16:30 Publié dans Régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.07.2005
Aides à l’innovation
Le 24 juin dernier, lors de l’Assemblée plénière du Conseil Régional de Basse-Normandie, Laurent Beauvais, Vice Président en Charge de l’Innovation et de la Recherche, a rappelé dans sa communication sur l’innovation et la politique industrielle, le rôle clé de l’incubateur, de l’Anvar et des Pôles de compétitivité, et les moyens mobilisés par la Région en faveur d’innovations, de développement économique et d’emplois. Son allocution peut être visionnée en totalité sur le site du Conseil Régional.
15:35 Publié dans Régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.03.2005
NORMANDIE CREATION
Pour mieux répondre aux besoins des jeunes entreprises innovantes en Normandie, Alain Le Vern et Philippe Duron, respectivement Présidents des Conseils Régionaux de Haute et Basse Normandie, ont confirmé leur engagement dans la création d’un fonds de capital risque normand baptisé « Normandie création ». Ce nouveau dispositif, doté de 6 millions d’euros, interviendra sous forme de participation, en capital, aux projets des entreprises de moins de cinq ans réalisant moins de 1,5 millions de CA. Ce fonds, qui constitue une innovation pour les deux régions, mobilise de nombreux partenaires financiers et notamment la Caisse des Dépôts et consignation, la Caisse d’épargne, la BRED, le Crédit Agricole et l’assureur Groupama.
Transports
Les deux régions ont également soutenu une candidature pour un pôle de compétitivité interrégional sur l’automobile et l’aéronautique (Normandy Motor Vallley).
Une nouvelle desserte ferroviaire entre Caen et Rouen sera opérationnelle dès la fin de l’année 2005 (diminution des temps de trajet et accroissement des fréquences).
Les deux régions normandes maintiennent leur volonté d’aboutir à une plate-forme aéroportuaire commune, sans doute sur le site de Deauville Saint-Gatien.
Lutte contre le cancer
Enfin, les deux présidents ont réaffirmé leur soutien marqué à l’implantation du centre de traitement par hadronthérapie à Caen, un projet essentiel, une fois encore…
Pour toute information généraliste, politique et économique sur la Haute et Basse Normandie, connectez-vous sur le site de Normandie on line.
16:10 Publié dans Régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.03.2005
Investissement
En 2004, la Caisse des Dépôts de Basse-Normandie a investi 5,9 millions d’euros dans les Sociétés d’Economie Mixte, 3 millions d’euros dans le capital développement PME-PMI, 1 millions d’euros pour le capital-création et 1,7 million d’euros pour les plates-formes d’initiative locales (prêts d’honneur).
Philippe Duron, président du Conseil régional de Basse-Normandie et Francis Meyer, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations ont signé à Caen le 26 novembre 2004 une charte de partenariat au service du développement régional pour la période 2004-2007. La coopération Conseil régional Caisse des Dépôts concerne les domaines de l’aménagement du territoire, du développement économique et les pôles de compétitivité
Les premiers engagements opérationnels :
- création début 2005 d’un fonds régional France Active
- mobilisation de prêts et infrastructures pour l’A88 et l’A28
- ingénierie amont et co-financement d’études pour le projet d’Hadron Thérapie.
- création d’une société régionale de portage d’immobilier d’activités (Immobilière de Normandie)
- création d’un fonds de capital investissement dans les PME (Normandie Création)
Source : Caisse des dépôts et Consignations.
16:20 Publié dans Régions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.03.2005
Bienvenue à Norlanda !
Norlanda désigne la nouvelle zone d'activités dédiée à l'industrie nautique, sur le port de Caen.
Ce programme de développement économique, piloté par la communauté d'agglomérations Caen-la-Mer, doit accueillir des projets liés à la construction, à l'équipement ou encore à la finition et à l'entretien de voiliers ou de bateaux à moteurs.
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La Région soutient les Pôles de Compétitivité
La Région Basse-Normandie apporte son soutien à quatre projets de "Pôles de Compétitivité"
Philippe Duron, Président de la Région Basse-Normandie, a confirmé le soutien de la Région à quatre projets de pôles de compétitivité présentés par les acteurs économiques de la Basse-Normandie.
La démarche des pôles de compétitivité s’inscrit dans le cadre de l’appel à projets initié par l’Etat pour la constitution de pôles fondés sur des partenariats publics-privés et impliquant entreprises, organismes de recherche et de formation, établissements financiers, collectivités territoriales, Etat, Europe.

Plusieurs projets ont émergé en Basse-Normandie à l’initiative d’acteurs publics et privés, dans l’objectif de déposer un dossier de candidature avant la date du 28 février. Certains font l’objet d’une démarche commune avec les régions voisines.
Le Pôle Transactions Electronique Sécurisées (TES) articulé notamment autour des entreprises Philips, SOFTWAY, France Télécom R&D, des laboratoires mixtes (LAMIP et LATEMS) et de l’ENSICAEN. L’évolution des usages, l’électronisation de certaines pratiques de la vie quotidienne ou l’internalisation des normes sont autant de facteurs qui influent fortement sur le secteur des TES. Derrière ce vocable se cachent des enjeux majeurs et très actuels liés au respect de la vie privée, au droit des consommateurs et au besoin de traçabilité de certains actes. Les objectifs centraux du pôle sont le déploiement d’une industrie, l’accroissement des savoir-faire et la mise en valeur d’un potentiel de technologies de pointe existant, reconnu et solidement implanté en Basse-Normandie (8 000 emplois à ce jour) afin de créer une base industrielle pour conquérir un marché technologiquement dynamique, mondial et à croissance rapide.
Le Pôle Energie, Propulsion et Développement Durable (EPDD), partagé avec la Haute Normandie, autour du technopôle du Madrillet de Rouen. Ce pôle a pour objectif de maintenir et de développer la plate-forme scientifique et technique liée à la pétrochimie et à la construction automobile dans l’ensemble de la vallée de la Seine et notamment sur le territoire bas-normand. Renault, SNECMA et les équipementiers automobiles comme, en Basse-Normandie, Magneti-Marelli à Argentan ou Filtrauto à Vire, vont se positionner sur des axes de développement de technologies liée aux performances des moteurs, à la pile à combustible, à la résistance des matériaux et à l’électronique. Plus de 20 000 emplois de production et de recherche sont concernés en Basse-Normandie.
Le Pôle Maîtrise d’ambiance et sécurité des procédés industriels, partagé avec quatre régions de l’Arc Manche (Nord Pas de Calais, Picardie, Haute et Basse-Normandie). Ce pôle va fédérer les compétences scientifiques qui travaillent sur la maîtrise d’ambiance, qui sont localisées dans le Nord Cotentin pour la Basse-Normandie, la prévention des risques et l’ingénierie des grands systèmes industriels. Ces régions seront positionnées sur les technologies de pointe en matière de prévention des risques pour que ce potentiel industriel devienne vecteur de développement régional. Plus de 5 000 emplois travaillent aujourd’hui pour les secteurs concernés.
Le Pôle Cheval, qui concerne une filière où la Basse-Normandie est internationalement reconnue, rassemble l’ensemble des acteurs bas-normands de la filière équine, des haras privés ou nationaux aux entreprises de services et de soins, notamment autour du pôle scientifique de Dozulé (CIRALE et AFSSA). La filière pèse environ 7 000 emplois. Il est soutenu par la Région et porté par le Conseil des chevaux de Basse-Normandie.
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Cancer et hadronthérapie
Caen est candidate avec Lyon pour accueillir le premier centre français d'hadronthérapie dont le coût est estimé à 100 millions d'euros.
La ville s'appuie sur son plateau de haute technologique (CHU,GANIL, Centre Baclesse) pour valoriser sa candidature, la capitale régionale a reçu le soutien des collectivités locales et des élus.
L'Etat tranchera entre les 2 villes à la fin de l'année.
Pour tout savoir sur cette technique révolutionnaire, je vous conseille de lire l'interview de Jean-Claude Jousset, chef du projet Asclépios, Aire européenne de soins du cancer par les protons et par les ions.
Qu'est-ce que le traitement du cancer par hadronthérapie ?
C'est une radiothérapie qui utilise des ions énergiques, sensibles aux champs électriques et magnétiques. On peut les accélérer et les diriger avec une très grande précision. Quand ils s'arrêtent dans la matière, ces ions libèrent leur énergie en fin de parcours, de manière très intense et très localisée. Ainsi, on atteint la tumeur, mais pas ses alentours. Les rayons gamma habituellement utilisés perdent leur énergie dans la matière de façon décroissante avec la profondeur traversée; ils brûlent donc les tissus sains avant d'atteindre la tumeur. D'autre part, les noyaux des ions fabriquent du carbone, émetteur de positons, en se fragmentant dans la matière traversée. Cela permettra d'imager la lésion et de faire du dosage in situ et en temps réel pendant l'irradiation.
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