24.10.2006
L'avenir radieux des robots...
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22.09.2006
Portrait d'un ingénieur sauvé par l'explosion de la bulle internet
Denis Busardo devant son micro-implanteur qui incorpore un micro-accélérateur.
Photo JChBuchot - Copyright Alias Presse
« Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. » Cet aphorisme de Nietzche, Denis Busardo en a fait sa devise. L’explosion de la bulle internet qu’il a subie de plein fouet à 39 ans ? Une opportunité ! Ce physicien, ancien ingénieur chez Dassault Systèmes, profite ainsi d’une période de chômage pour inventer un procédé révolutionnaire pour durcir l’aluminium … dans son potager.
Le principe de base: celui de la métallurgie à froid. Il consiste à insérer des atomes d'azote dans de l'aluminium à l'aide d'un accélérateur de particules.
Une innovation au potentiel certain. Seulement, il n’a rien d’un businessman. Un incubateur bas-normand, Normandie Incubation, lui présente Frédéric Guernalec, spécialisé dans les brevets et le marketing. La sauce prend aussitôt.
Un avenir radieux
L’inventeur et le commercial créent ensemble Quertech Ingénierie en décembre 2004. « Vers 40 ans, c’est au cadre de créer son propre emploi », considère l’inventeur qui brille par sa modestie. Il ne reste plus qu’à gérer le succès : des récompenses comme s’il en pleuvait – Ministère de la Recherche, le Sénat, … Denis Busardo a notamment reçu le prix de l'Ingénieur de l'Année 2005, catégorie Innovation, décerné par l’Usine Nouvelle et le Ministère de l’Industrie. Et les industriels de l’automobile et de la plasturgie qui déjà se bousculent. La suite ? « Continuer à se faire plaisir. » Une référence à Epicure cette fois...
16:00 Publié dans High Tech | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ingénieur, cadre, denis busardo, innovation, métallurgie à froid
15.09.2006
Les Français fanas TIC, mais pas trop...
Les Français dépensent autant que les autres (4,2% de leur budget) mais restent moins bien équipés que leurs voisins européens. Malgré un nombre d'abonnements au téléphone mobile qui représente 8 foyer sur 10 à la fin 2005, la France se situe en dessous de la moyenne européenne et il n'y a guère que les pays d'Europe centrale et orientale qui soient moins bien dotés. La France peine pour des raisons historique : nous étions peu équipés en téléphone fixe jusqu'en 1980 et avons accusé des retards lors des lancements d'autres produits issus des nouvelles technologies (téléphone mobile, micro-ordinateur).
La part des TIC a donc triplé en valeur dans le budget des ménages. Mais la hausse des achats en TIC est encore plus remarquable en volume : leur croissance a été de 12,6 % en moyenne par an sur les 45 dernières années. Cette progression s'explique naturellement par une évolution de prix qui contraste fortement avec celle de l'ensemble des biens et services. Après une hausse très modérée de 1960 à 1990 (1,3 % contre 6,7 % pour l'ensemble des biens et services en moyenne annuelle), les prix des TIC sont en nette baisse (– 6,1 % contre + 1,5 % pour l'ensemble des biens et services depuis 1990).
Bien sûr, cette forte croissance est également favorisée par une offre de produits toujours plus performants et variés, et parfaitement marketés. Cette évolution va en s'accélérant, en particulier sous l'impulsion de la technologie numérique et du web.
Comme chacun sait, le succès des TIC dépend de l'offre de produits nouveaux ou transformés. Leur prix initial est élevé alors que les performances sont limitées et s'adresse aux consommateurs innovants et fortunés. La gamme s'élargit ensuite à des appareils moins chers, ce qui fait croître fortement les quantités vendues. Ensuite, la baisse des prix et l'évolution des fonctionnalités interviennent successivement, ce qui attire enfin la majorité des consommateurs et pousse au renouvellement rapide de ces produits.
Les utilisateurs d'internet sont passés de 150 000 en 1995 à 26 millions en 2005 en France. Le nombre d'abonnés a quadruplé entre début 2000 (3,1 millions) et fin 2005 (13,1 millions). Parmi les ménages connectés, la France se distingue par la forte proportion de ménages disposant d'une connexion internet à haut débit (près des trois quarts de nos accès à internet). Avec un accès à haut débit qui passe de 50 000 à 9,5 millions d'abonnés sur cette période, la France rejoint enfin le peloton de tête européen. Des chiffres très favorable cette fois. Mais des consommateurs du haut débit en France se plaignent parfois des services offerts par les fournisseurs d'accès. Il faut pourtant que les tuyaux soient fluides, si recruteurs et chercheurs d'emplois veulent profiter à plein du web 2.0, des flux RSS et systèmes audiovisuels pour trouver chaussures à leurs pieds. Sachant que selon l'OCDE, le haut débit est un levier de développement économique et social. La France a encore des progrès à faire pour faire partie du TOP 10 mondial.
Pour en savoir plus…
Le haut débit.gouv
* "Les produits et services relevant de ce que l'on appelle aujourd'hui communément le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) ont beaucoup évolué depuis les années 1960 et ils constituent encore un domaine en pleine expansion. Ce secteur des TIC n'est pas identifié en tant que tel dans les nomenclatures actuelles (il le sera dans la prochaine nomenclature européenne d'activité) ; il est aujourd'hui constitué d'un regroupement couvrant essentiellement les biens et services de l'informatique, de l'électronique et de télécommunications."
15:55 Publié dans High Tech | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TIC, internet, France, Insee, Ocde


