05.06.2006
Innover, c’est réseauter
La grandeur d’une civilisation s’est toujours mesurée à cette aune: lorsque les artistes créent, les chercheurs inventent, les explorateurs découvrent et les entrepreneurs innovent. Et la prospérité est au rendez-vous ! Pour innover, par définition, il faut faire du neuf. Il faut donc éviter les modèles mécaniques, les attributions trop rigides des tâches et des rôles, ainsi que les programmes trop contraignants.
Dans toutes les innovations, les décisions impliquent une multitude d’acteurs aux compétences et aux projets dissemblables. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est lorsqu’il s’agit de sciences et de techniques (pourtant considérées comme des parangons de logique, d’ordre et de rationalité), que les décisions rationnelles sont les plus difficiles à imaginer. L’innovation requiert un environnement favorable, établi ou à créer. Sachant qu’une innovation n’en est une que si elle satisfait une demande. L’adoption d’une innovation passe par une série de décisions qui dépendent du contexte particulier dans lequel elle s’insère. L’évaluation des défauts et des avantages d’une innovation est toute entière entre les mains des utilisateurs : elle dépend de leurs attentes, de leurs intérêts, des problèmes qu’ils se posent. Trop souvent, les ingénieurs ne font qu’appliquer la fallacieuse maxime de l’exposition universelle de Chicago en 1933 : La science découvre, l’industrie applique et l’homme suit … L’ennui, c’est qu’il arrive à l’homme de ne pas suivre…
Le succès de l’innovation tient à l’adaptation mutuelle d’un produit bien défini et d’un public bien identifié. Un objet n’est repris que s’il parvient à intéresser des acteurs de plus en plus nombreux. Pour se faire, l’innovation est perpétuellement en quête d’alliés. Elle doit s’intégrer dans un réseau d’acteurs qui la reprennent et la soutiennent. Que le sort d’un projet dépende des alliances qu’il permet et des intérêts qu’il mobilise, explique pourquoi aucun système fut-il complexe ne permet d’assurer a priori le succès. Plutôt que de rationalité des décisions, il conviendrait mieux de parler de l’agrégation d’intérêts que celles-ci sont ou non capables de produire. L’innovation, c’est l’art de « réseauter », c’est-à-dire d’intéresser un nombre croissant d’alliés qui vous rendent de plus en plus fort. Elle dépend donc avant tout de la qualité de ses porte-paroles. Les 67 pôles de compétitivité français seront-ils en mesure d’assurer cette force et cette audience aux TPE et PME innovantes ? De la réponse à cette question dépend l’avenir de l’économie et de la société française.
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29.05.2006
Un ou une technopole ?
Rien de plus agaçant que d'hésiter en plein milieu de conférence entre la masculin et le féminin, le pôôôl viril et profond et le pole tout léger tout distingué. Et pourtant le distinguo n'est pas si compliqué.
Le Technopôle : Au masculin et doté d'un accent circonflexe, un technopôle est un pôle. Au sens premier du terme, il indique un centre marqué par les activités industrielles de haute technologie. Dans le même temps, le pôle nous rappelle le développement polarisé des années 1950-1960 avec les pôles de croissance et les pôles de développement. Le technopôle est une réalisation mise en œuvre par des villes dont les stratégies de développement économique s'appuient sur la valorisation de leur potentiel universitaire et de recherche, en espérant que celui-ci entraîne une industrialisation nouvelle à l'initiative d'entreprises de haute technologie, créées ou attirées sur place. Opérationnellement, ce sont des groupements d'organisations de recherche et d'affaires qui s'attachent au développement scientifique en englobant un processus d'ensemble, de l'étape du laboratoire jusqu'à celle de la fabrication du produit. Physiquement, c'est un ensemble d'entreprises (majoritairement petites et moyennes) structuré dans un environnement de qualité. Au niveau de la localisation, il est situé généralement dans un système relationnel fermé avec des universités et des instituts de recherche technique, publics et privés.Ainsi, le technopôle désigne un espace précis, le point singulier d'un territoire où se concentrent et s'irriguent mutuellement les les activités économiques étroitement liées aux techniques nouvelles.
La Technopole : En revanche, la technopole (au féminin et sans accent) élargit le concept original : elle est à la fois pôle technologique et ville dotée de fonctions de polarisation régionale, associant donc en un même lieu et dans un même temps puissance d'innovation et capacités de développement régional. Forme d'urbanisation, la technopole semble alors constituer un processus complexe de territorialisation-relocalisation en fonction des stratégies des firmes dominantes, tout en faisant preuve d'une volonté d'ancrage et d'intégration dans les stratégies élaborées par les collectivités locales. Selon l'expression spatiale, l'importance et le type d'activité, on peut classer les nouvelles réalisations industrielles en plusieurs catégories :
• Les centres d'innovation : en extension à l'intérieur de campus universitaire, ils fournissent de petites unités de recherche ou d'expertises pour les entreprises (exemple : à l'Université de Technologie de Compiègne).
• Les parcs scientifiques : nés dans les pays anglo-saxons, aménagés à l'initiative des universités et à proximité des campus, leur développement est lié aux firmes possédant un département de « recherche et développement » en croissance ou déjà renommé, associé avec les laboratoires universitaires et avec d'autres unités subordonnées. Cet ensemble se compose de bureaux, de laboratoires et d'ateliers (Exemple classique de Cambridge Research Park en Grande-Bretagne). Les technopôles français s'inspirent souvent de ce modèle.
• Les technopôles (ou parcs technologiques) : ils comprennent une forte proportion de recherche appliquée, éventuellement (mais pas nécessairement) en liaison avec les universités. L'activité essentielle y est la production industrielle de haute technologie et les services aux entreprises. Les technopôles sont souvent l'objet d'une opération mixte, activités économiques d'un côté, habitat et équipements de l'autre. (L'un des exemples classiques en France est Sophia Antipolis).
• Les parcs d'affaires et commerciaux : ils sont caractérisés par un environnement de haute qualité avec une faible densité et répondant à toutes les exigences des entreprises commerciales ayant une image de prestige et par des activités hautement spécialisées. Les fonctions sont triples : manufacture, commerce et services professionnels (On trouve de nombreux exemples dans la région parisienne, plus particulièrement près des aéroports).
• Les zones industrielles supérieures : souvent influencées par l'image des parcs scientifiques et les tendances récentes de construction, elles ont une liaison faible voire éloignée de la haute technologie. Mais par la qualité du « design » et de leur apparence, elles ont bénéficié d'une image authentique de haute technologie.
Source : Wikipédia
20:45 Publié dans Définitions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.02.2006
Pôle de compétence, d'excellence, de développement, de compétitivité, cluster...
Pour faire suite à l'article "Qu'est-ce qu'un pôle de compétitivité ?", je vous invite à chercher¨Pôle de compétence" dans l'excellente encyclopédie Wikipedia, un site wiki à mettre en favori si ce n'est déjà fait.
07:35 Publié dans Définitions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.02.2006
Qu'est-ce que l'innovation ?
Définir l'innovation ne s'arrête pas à des concepts scientifiques ou/et économiques. Les chefs d'entrepises innovantes, les décideurs, les politiques doivent intégrer leur époque (comme sait très bien le faire Apple). Un bon moyen de le faire est suivre l'évolution artistique. Un exemple : Anja Garbarek, fille prodige de l'extraordinaire saxophoniste Jan.
Certes elle ne maîtrise pas la musique façon Conservatoire mais s'inspirant de Bjork, Kate Bush, Laurie Anderson, ou encore Billie Holyday, elle a su créer un univers personnel particulièrement novateur et démontrer que les Norvégiennes savent faire autre chose que des omelettes !...
PS : Je vous conseille tout particulièrement ses vidéos en ligne - et pour consulter le reste de mon site en musique, ne fermez la fenêtre "Anja" et revenez sur la fenêtre "IRITSEN : innovation"...
11:20 Publié dans Définitions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.08.2005
Qu'est-ce que l'innovation ?
La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer.
Peter Drucker
A priori, tout le monde sait ce que signifie le terme "innovation".
Pourtant, quand vous demandez une définition, vous obtenez une série de mots à la mode : «nouveau», «créateur», «high-tech». Finalement, peu de gens ont une idée précise de ce qu'est réellement l'innovation. Et encore moins de ce qu’est un entrepreneur innovant…
L’Académie Française décrit l'innovation comme l’action d’introduire quelque chose de nouveau dans un usage, une coutume, une croyance, un système scientifique ou philosophique…
Nous commencerons par nous baser sur la définition récente de l'innovation utilisée par Rosabeth Moss Kanter (1983) et James Utterback (1994), à savoir : la conception, l'acceptation, la mise en oeuvre et la diffusion de nouveaux procédés, produits ou services. Nous n'estimons pas qu'en matière économique ou technologique une idée soit une innovation avant qu'elle ne soit mise en oeuvre, acquérant une valeur interne (elle est utilisée) ou en externe (elle est vendue).
L’idée est donc de renforcer une vision pragmatique de la recherche appliquée vs la recherche fondamentale.
A terme (plus ou moins long), une idée nouvelle doit trouver une application sur un marché pour devenir une innovation.
Le processus de transformation d'une idée en innovation est parfois considéré comme entièrement aléatoire, chaotique, impossible à maîtriser, voire tout à fait mystérieux. Toutefois, nous pensons à l’instar de Kanter que « les conditions au sein de l'organisation - structure et dispositions sociales - peuvent stimuler activement et produire de l'innovation, tant que ces conditions prennent en compte le côté "organique", "naturel" et même "sauvage" de l'innovation ».
Afin d'examiner les points essentiels du cycle de l'innovation, décrivons-en le processus générique :
- la création d'idées
- la gestion du portefeuille d'idées
- la mise au point de produits et de procédés
- la mise en oeuvre
- la diffusion de l'innovation
- le retour d'information
Pour favoriser les résultats, on peut exercer une influence directe ou indirecte à chaque stade de l'innovation. La gestion du savoir constitue un ensemble d'activités qui peuvent se révéler tout à fait utiles en permettant des innovations précieuses.
Peter Drucker, gourou du management, a constaté que le chemin qui mène à l'innovation se trace essentiellement en posant les questions appropriées qui poussent à la réflexion sur un thème donné.
Toutefois, ces questions se situent en général en dehors des modèles mentaux courants, ce qui les rend difficiles à découvrir.
Les idées nouvelles sont générées par la recombinaison des connaissances. La découverte de nouvelles idées s'appuie sur la connaissance suffisante du sujet que l'on étudie pour concentrer ses recherches sans être exagérément freiné par cette connaissance.
L'innovation peut être vue comme une attitude osée qui permet à des entreprises de voir au-delà du présent et de créer leur propre vision de l'avenir.
L'innovation exige donc l'engagement significatif de l'équipe dirigeante et de tous les acteurs d'une compagnie. L'innovation doit être étroitement liée à la stratégie de croissance de l’entreprise, avec l’idée de devenir le champion de nouveaux produits. Pour cela, il faut consacrer des ressources et créer un environnement qui encourage la prise de risque. Cela est valable à tous les niveaux de décision. S’il y a prise de risque, il y a forcément des échecs ; ces échecs doivent être vécus par l’environnement comme des expériences supplémentaires pour mieux réussir la prochaine fois et non comme des tares honteuses et rédhibitoires comme c’est trop souvent le cas en France contrairement aux Etats-Unis (d’où la nécessité d’améliorer la culture de l’innovation et de la création d’entreprise dans notre pays).
A l’instar d’un portefeuille d'actions équilibré, les sociétés et les institutions devraient ainsi définir l'innovation comme une gamme de produits, de services et de processus à même de fournir des avantages distinctifs, à des degrés variables, avec des risques inhérents de retour sur d’investissement.
À son meilleur, l'innovation transforme. Elle peut révolutionner la manière de penser des individus. Mais si le résultat de l'innovation peut potentiellement référer au mythe ou au magique, le chemin qui mène à la réussite est pavé de chausse-trapes ; aussi doit-il être balisé par un processus systématique et progressif.
Les incubateurs du réseau France Incubation (tel Normandie incubation) ont pour rôle d’aider à cet accompagnement, de favoriser la rencontre d’une idée et d’un marché, de guider le créateur sur cette voie noble, mais semée d’embûches, qu'est la création d'entreprise technologique innovante.
11:27 Publié dans Définitions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Qu'est-ce qu'un incubateur ?
La spécificité des incubateurs (créés par la loi sur l'innovation[1] de juillet 1999) tient au fait qu'ils sont situés à proximité immédiate d'un site scientifique, afin de maintenir des relations étroites avec les laboratoires de recherche dont les porteurs de projets (chercheurs, enseignants chercheurs, jeunes docteurs) sont le plus souvent issus et de bénéficier ainsi des ressources scientifiques et technologiques et des contacts accessibles sur ledit site[2].
Cette structure repose aussi sur un décret du 13 septembre 2000 relatif aux conditions dans lesquelles les établissements publics à caractère scientifique et technologique et les établissements publics d'enseignement supérieur peuvent fournir des moyens de fonctionnement à des jeunes entreprises ou à des personnes physiques dans le cadre de leurs activités de valorisation de la recherche.
Il existe aujourd'hui vingt-neuf incubateurs reconnus par le Ministère de la Recherche.
Ils se sont fédérés en un réseau organisé en association : "France Incubation".
L'État consacre plus de 24 millions d'euros au financement de ces projets.
Un incubateur est un lieu d'accueil et d'accompagnement de porteurs de projets de création d'entreprises innovantes ou de très jeunes entreprises.
Il a pour objet :
- L'accompagnement des créateurs dans l'élaboration de leur projet d'entreprise, notamment dans les domaines organisationnels, juridiques, industriels, économiques et commerciaux, ainsi que pour le recrutement de l'équipe de direction.
- L'information et la mise en relation entre partenaires industriels, gestionnaires, financiers et scientifiques.
- L'hébergement et le soutien logistique des entrepreneurs sélectionnés.
- La formation des créateurs d'entreprise.
Les différents types d'incubateurs
Il existe aujourd'hui vingt-neuf incubateurs reconnus par le Ministère de la Recherche.Ils se sont fédérés en un réseau organisé en association : "France Incubation". L'État consacre plus de 24 millions d'euros au financement de ces projets.Un incubateur est un lieu d'accueil et d'accompagnement de porteurs de projets de création d'entreprises innovantes ou de très jeunes entreprises.Il a pour objet :- L'accompagnement des créateurs dans l'élaboration de leur projet d'entreprise, notamment dans les domaines organisationnels, juridiques, industriels, économiques et commerciaux, ainsi que pour le recrutement de l'équipe de direction.- L'information et la mise en relation entre partenaires industriels, gestionnaires, financiers et scientifiques.- L'hébergement et le soutien logistique des entrepreneurs sélectionnés.- La formation des créateurs d'entreprise.
Les incubateurs publics font essentiellement référence aujourd'hui aux incubateurs d’entreprises innovantes liés à la recherche publique, soutenus par le ministère de la Recherche, suite à l’appel à projets de mars 1999, et à la loi sur l'innovation et la recherche de juillet 1999. Mais il faut ajouter à ceux-là les incubateurs internes des écoles ou instituts (tels que l'INT, l'ESSEC, l'EPITA, le Polytechnicum, etc.), ceux des organismes de recherche (tels que l'INRIA-Transfert ou le Biotop de l'Institut Pasteur), et les incubateurs liés au développement économique régional (comme Paris Innovation soutenu par la ville de Paris).
Les incubateurs "corporate" sont des incubateurs développés par les grands groupes industriels ou par les prestataires de service.
L'objectif des groupes industriels est de favoriser l'émergence de start-up qui vont permettre d'adapter les activités du groupe aux spécificités de la nouvelle économie, d'utiliser les nouvelles technologies, découvertes scientifiques ou autres, pour favoriser le développement "naturel" de leurs activités ou se diversifier dans des activités connexes. Ainsi, Danone (Chrysalead), France Télécom (Invent Mobile), EDF (Business Accelerator), etc., ont créé leur propre incubateur d'entreprises.
Quant aux prestataires de service, ils apportent leurs propres prestations aux start-ups qu'ils incubent, et se procurent à l'extérieur les compétences dont ils ne disposent pas. Ce sont FI System pour les prestataires informatiques, Bain (BainLab), Price Waterhouse (PriceLab) pour les cabinets de conseil, ou la Société Générale (SG e-projets) pour les banques.
Enfin, les incubateurs privés, dont la logique est plus financière, sont aujourd'hui plus proches des fonds d'amorçage que des incubateurs tels que définis plus haut, proposant souvent un accompagnement des jeunes entreprises financées[3].
Les cibles, objectifs et moyens des structures d'accompagnement publiques sont souvent assez éloignés de ceux des acteurs privés. Le rôle des incubateurs publics notamment, se situe généralement en amont (aide au montage et à la création de la future entreprise) de celui des structures privées.
Rapport d'évaluation des incubateurs publics
En 2003, Claudie Haigneré, ex-ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, s'est engagée, dans le "Plan en faveur de la Recherche et de l'Innovation" à refinancer les incubateurs publics après évaluation complète de leur performance.
La Ministre a rendu public les résultats de l'évaluation des 29 incubateurs publics en activité et a réaffirmé son engagement en allouant 25 M€ avec l'aide du FSE (Fonds Social Européen), pour la période 2004 à 2006.
Les résultats de l'évaluation montrent que les incubateurs constituent une pièce importante du dispositif de recherche et d'innovation en France et qu'ils sont bien intégrés en régions.
L'évaluation, menée sur le terrain par le cabinet Ernst & Young pendant plusieurs mois au cours de l'année 2003, s'est déroulée sous la conduite du "Comité de pilotage des incubateurs" mis en place par le ministère. Au-delà de l'analyse détaillée de rapports complets remplis par chaque incubateur, chaque incubateur a été visité par un membre du comité.
L'évaluation, menée sur le terrain par le cabinet Ernst & Young pendant plusieurs mois au cours de l'année 2003, s'est déroulée sous la conduite du "Comité de pilotage des incubateurs" mis en place par le ministère. Au-delà de l'analyse détaillée de rapports complets remplis par chaque incubateur, chaque incubateur a été visité par un membre du comité.
LES INCUBATEURS EN FRANCE[6]
Nombre d’entreprises et d’emplois créés par le réseau des incubateurs en France
464 entreprises créées, soit 52 % des projets incubés dont 59% (272) sont sorties des incubateurs, totalisant 1 786 emplois en équivalent temps plein (au 15 septembre 2003) soit 4 emplois en moyenne par entreprise créée[7].
A/ Bilan d’activité fin 2003
29 incubateurs en activité sur 31 initialement.
La durée d’activité moyenne est de 37 mois soit 3 ans et 1 mois, au 15 septembre 2003
(1/3 d’une durée moyenne de 3 ans et 8 mois, 1/3 3 ans, et 1/3 2 ans et 8 mois)
Objectif en nombre de projets :
- objectif initial (sur 3 ans) : 835 projets à incuber
- objectif initial révisé à fin décembre 2003 (sur 3 ans et 4,5 mois en moyenne) : 869 projets à incuber
B/ Les projets incubés
892 projets « incubés » au total soit 7 % de mieux que l’objectif sur 3 ans, 2,6 % de mieux que l’objectif à fin 2003
Origine des projets :
- issus de la recherche : 51 % (439)
- liés à la recherche : 49% (429)
Répartition sectorielle des projets :
1. Sciences de la vie : 36 % (317) des projets incubés
2. Technologies de l’information et de la communication : 31% (280)
3. Technologies de l’ingénieur : 28% (247)
4. Sciences sociales et humaines/ Services : 5% (48)
Etat des projets : répartition
- abandon, arrêt : 13% (118)
- réorientation (transfert de technologie) : 5% (40)
- projets en incubation n’ayant pas encore abouti à création d’entreprise : 30% (270)
- création d’entreprise (pendant ou à l’issue de l’incubation) : 52% (464)
Projets incubés lauréats des 5 Concours « création d’entreprises » du Ministère ANVAR (1999 à 2003) : 43% (383 projets) des projets incubés sont lauréats (1 ou 2 fois)
Au total, les lauréats incubés (476) sont répartis en : lauréats «émergent» : 60% (284) et lauréats « création-développement » : 40% (192) dont projets lauréats 2 fois : 20% (93) des lauréats incubés
Qui sont les porteurs de projets « incubés » ?
Les porteurs de projets incubés sont majoritairement des hommes âgés de plus de 35 ans et issus d’un troisième cycle universitaire, docteurs ou ingénieurs[8].
On retrouve sur le plan régional cette même proportion :
Les FONDEMENTS DE Normandie Incubation
L'incubateur de Basse-Normandie accompagne la maturation technologique. Là aussi, les missions de l'incubateur sont inscrites au dernier contrat de plan État/Région, avec la précision suivante : « un incubateur aide à concrétiser une idée en un produit, une technique ou un service commercialisable ».
Normandie Incubation a été créée en juillet 2000 par une volonté commune de l’Université de Caen Basse-Normandie, l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Caen (ENSICAEN) et du Grand Accélérateur National d’ions Lourds (GANIL). À côté des membres fondateurs, six établissements de recherche régionaux font partie des membres de "Normandie Incubation", à savoir, l'Institut Supérieur de la Plasturgie d'Alençon (ISPA), l'Institut National des Techniques de la Mer (INTECHMER), le Syndicat Mixte pour l'Équipement du Littoral (SMEL), l'École Supérieure d'Ingénieurs des Travaux de la Construction (ESITC), le laboratoire départemental Franck Duncombe et le Centre d'Études Supérieures Européennes de Caen. Le centre CYCERON, la COGEMA de la Hague, Philips semiconducteurs Caen et la délégation régionale EDF se sont également associés au dispositif. Les Centres Hospitalier Universitaire de Caen, anticancéreux François BACLESSE et France Télécoms R&D devraient prochainement intégrer l’incubateur.
Aujourd’hui, Normandie Incubation compte parmi ses membres la plupart des établissements d’enseignement supérieurs et de recherche de Basse-Normandie, offrant ainsi des ressources scientifiques et technologiques uniques en région.
Normandie Incubation a pour vocation de maintenir d’étroites relations avec l’ensemble des structures régionales d’aide à la création d’entreprise, jouant ainsi le rôle de passerelle entre le monde scientifique et le monde des affaires.
Le financement de l’incubateur provient du Ministère délégué à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, de la Région, des collectivités locales, de fonds européen et des membres de l'incubateur.
Le budget de l'incubateur s'élève pour la période 2004-2006 à environ 500 000 € par an, hors mise à disposition de locaux et de personnels des membres de l’incubateur. Les deux tiers de ce budget sont affectés aux dépenses liées au développement des projets.
Les missions de l'incubateur s'opèrent naturellement en relation étroite avec les établissements de recherche et d'enseignement supérieur de la région, les dispositifs régionaux d'aide à la création et d'accompagnement d'entreprise, le Réseau de Développement Technologique et les partenaires socioéconomiques de la région pour[9] :
- sensibiliser les acteurs de la recherche publique et les étudiants à la création d'entreprise.
- détecter les projets au sein des établissements de recherche,
- assurer le développement technologique du projet grâce à l'appui logistique et aux partenariats scientifiques menés avec un (ou plusieurs) laboratoire de recherche,
- former le porteur à la création d'entreprise,
- accueillir le porteur dans des lieux d'affaires avec bureau, matériel informatique, accès au réseau Internet haut débit, fax, téléphone, salle de réunion…
Ces locaux sont situés au sein du Centre de l'Innovation et de la Technologie (CIT) et au GANIL.
Il convient pour le comité de sélection de l’incubateur de s'interroger sur différents points :
- le porteur de projet lui-même : quels sont ses compétences et ses handicaps ? Quelles sont ses motivations ? Quelles sont ses ressources financières ?
- le produit ou la prestation de services : quelle est la définition du produit et du marché ? en quoi est-il innovant ? Quel est l'agenda de la mise au point du produit ? Est-il protégé ?
- le marché : quelle est la demande ? Les clients potentiels sont-ils solvables? Quel est le volume de la clientèle (en nombre, en CA…) ? Quel est le fonctionnement du marché ? Quelle est l'offre actuelle et future ? Quel est l'environnement ?
- la stratégie marketing : quel est le positionnement par rapport à la concurrence ? Quel mode de distribution choisir ?…
- les choix opérationnels et les plans d'action : plan d'action commerciale, politique de production, gestion des ressources humaines, cadre juridique et financier de l'entreprise ?…
- la politique financière : le budget des investissements initiaux, le budget et le planning des ventes, le compte de résultat prévisionnel, le bilan financier prévisionnel et les tableaux de bord, autant d'outils indispensables pour la recherche de financement,
- pour terminer par une note de prospective : comment envisager l'entreprise à trois ans ?
Autant de questions posées qui trouveront des éléments de réponse grâce au réseau de l’incubateur.
De surcroît, l'incubateur prend en charge pour le compte du porteur et pendant sa phase d'incubation, les coûts des études de faisabilité technologique et économique nécessaires à la réalisation du projet ainsi que le financement de la formation du porteur de projet. Cette enveloppe financière s’élève en moyenne à 45000 euros. Cette avance est remboursable en cas de succès du projet et les remboursements perçus permettent de réinvestir dans d'autres projets innovants.
Normandie Incubation fait partie du réseau France Incubation, réseau des 29 incubateurs publics reconnus par le ministère de la Recherche. Depuis le démarrage de son activité en octobre 2000, Normandie Incubation a soutenu 24 projets. Tous ont un caractère technologique et innovant et sont issus du monde de la recherche régionale ou s'y appuient fortement.
[2] Définition issue du document d'information de l'Assemblée Nationale n° 2364 : "Encourager l'innovation en France, moteur de croissance et source de nouveaux emplois" (2000) présenté par le député Michel Destot, p. 97. Adresse : http://www.assembleenationale.fr/legislatures/11/pdf/rap-info/i2364.pdf
[4] Audit Ernst & Young.
[6] Source France Incubation
[7] Source Ministère de la Recherche
[8] Source France Incubation. Bilan d’activité des incubateurs, décembre 2003.
[9] Nos objectifs et notre cible sont les mêmes…
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02.07.2005
Qu'est-ce qu'une jeune entreprise innovante ?
La définition fiscale : Un statut accordé aux petites ou moyennes entreprises de moins de huit ans qui engagent des dépenses de recherche-développement représentant au moins 15 % de leurs charges... Ce statut avantageux permet notamment de payer moins d'impôts .
La « définition » selon la Loi de l’innovation (1999) propre au développement des Incubateurs : « Le nombre d'entreprises créées à partir de résultats de la recherche publique, qui sont les entreprises à plus fort potentiel de croissance, reste ainsi trop faible. Renforcer la valorisation de la recherche, favoriser la création d'entreprises de technologies innovantes, notamment par des jeunes, qu'ils soient chercheurs, étudiants, salariés : tel est l'objectif de cette nouvelle loi qui s'articule autour de quatre volets dont celui-ci : Créer une entreprise : Les chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, jeunes docteurs, personnels techniques ou administratifs peuvent désormais plus facilement participer à la création d'une entreprise qui valorise leurs travaux de recherche. Ils sont autorisés à participer, en tant qu'associés ou dirigeants, à cette entreprise nouvelle, pendant une période à l'issue de laquelle ils peuvent choisir entre le retour dans le service public et le départ définitif dans l'entreprise. Durant cette période, d'une durée maximale de 6 ans, ils sont détachés ou mis à disposition. Ils conservent, de ce fait, leur statut de fonctionnaire.
La loi permet ainsi la prise en charge du salaire du créateur d'entreprise par son organisme d'origine dans la phase de démarrage de l'entreprise, et évite que le déroulement de carrière des personnels de recherche qui s'investissent dans la création d'entreprise ne soit pénalisé. Un contrat précise les liens entre l'entreprise et l'établissement dont le chercheur valorise les travaux. »
Les incubateurs aident également les créateurs d’entreprises étrangers au « système universitaire » à compter que leur projet soit innovant et que celui-ci nécessite un partenariat technologique avec des laboratoires de recherche.
14:30 Publié dans Définitions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.06.2005
Comment innover ?
L'innovation systématique requiert la volonté de considérer les changements comme des opportunités. On obtient des résultats en exploitant des opportunités, non en résolvant des problèmes.
Peter Drucker
20:20 Publié dans Définitions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


