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31.08.2006

Enfin le véritable envol des nouvelles technos!

medium_nokia.jpgQuand "nouvelles technos" rime avec "humour". Le 7ème Championnat international de lancé de téléphone portable a eu lieu le week-end dernier. C'est une dépêche d'Associated Press qui revient sur cette information capitale dont les Finlandais sont les instigateurs. Le vainqueur serait parvenu à se débarrasser de son téléphone à une distance 89 mètres! Les compétiteurs, qui avaient accès un stock de vieux téléphones, avaient cependant le droit de jeter tous les téléphones qu'ils voulaient. Pour une fois, les mobiles ne pourront pas être taxés d'être mauvais pour la santé. Toujours d'après la dépêche, un des participants aurait affirmé que la compétition nécessitait "des compétences techniques, de la puissance et un certain sens de l'humour." Les mêmes qualités que devraient avoir chaque entrepreneur?

30.08.2006

Un an de compétitivité, le bilan selon le gouvernement

medium_ANI.jpgLe Président de la république publie ce jour, 30 août, un premier bilan des pôles de compétitivité:

 

"La politique des pôles de compétitivité vise à stimuler l'innovation et accroître la compétitivité des entreprises présentes en France pour leur permettre de créer de la richesse et des emplois. C'est une politique industrielle et d'aménagement du territoire novatrice qui vise à s'appuyer sur la proximité et la solidarité territoriale pour rapprocher enseignement supérieur, recherche publique et entreprises.

1. Tous les pôles de compétitivité sont aujourd'hui opérationnels

Un an après la labellisation de 66 pôles de compétitivité, dont 16 pôles mondiaux ou à vocation mondiale, ceux-ci sont pleinement opérationnels. Dès la fin 2005, l'ensemble des contrats cadres des pôles de compétitivité ont été validés, permettant la mise en place de structures de gouvernance qui intègrent quasi-systématiquement des PME. La dynamique engagée dans chaque pôle a d'ores et déjà permis un décloisonnement des rapports entre entreprises et centres de recherche.

2. Les moyens financiers publics annoncés sont mis en place selon le rythme prévu.

La politique des pôles de compétitivité a été dotée de moyens importants, puisque la part de l'État s'élève à 1,5 milliard d'euros sur trois ans. Cela comprend 230M€ sur le budget de l'État pour les aides à la R&D (Recherche et Développement), et 310M€ pour les agences (80M€ de l'AII (Agence de l'Innovation Industrielle), 200M€ de l'ANR(Agence Nationale de la Recherche) et 30 M€ d'Oseo Anvar).
Le financement des projets de R&D fait l'objet d'une procédure simplifiée grâce au regroupement au sein d'un fonds unique avec une procédure unique autour de 3 appels à projets par an, des financements de 6 ministères: Industrie, Défense, Agriculture, Equipement, Santé et Aménagement du territoire.
Le gouvernement met aussi en place des dispositifs d'aides fiscales zonées prévus par la loi de finances pour 2005, avec, notamment, la définition pour chaque pôle d'une zone de R&D, destinataire d'avantages spécifiques. Il a été ainsi publié un certain nombre de zones au JO de samedi dernier.

3. Le premier bilan des projets de R&D montre l'effet de levier de ces aides

A ce jour les appels à projets de 2006 et de 2005 ont permis de soutenir 165 projets qui représentent un montant de dépenses de R&D de 1,5 milliards d'euros et 4000 chercheurs.
Les appels à projets de l'ANR réalisés en 2005 ont permis le financement de 330 projets de recherche partenariaux public-privé ou amont. Le soutien de l'ANR en 2006 aux pôles devrait être du même ordre de grandeur.
L'analyse des projets montre une concentration thématique sur les secteurs télécom et multimédia, énergie, santé, biotechnologies, aéronautique et transports - qui recueillent plus des trois quarts des crédits.

4. La politique des pôles de compétitivité sera poursuivie en tenant compte des premiers retours d'expérience
Il y aura ainsi:
• Poursuite de l'effort de simplification
• Incitation à se coordonner des pôles qui traitent d'une même thématique
• Accélération du développement international des pôles de compétitivité. Des projets de coopération avec entreprises et organismes de recherche situés en Allemagne, au Portugal, au Japon et au Canada ont été identifiés par certains pôles à la suite de missions effectuées dans ces pays.
• Association des financements et des compétences du capital risque et du capital investissement. Des forums de financement et de l'innovation sont organisés en région depuis le début 2006 et seront poursuivis jusqu'en 2007. Ces forums permettent une mise en relation des entreprises innovantes avec les investisseurs en s'appuyant sur les pôles de compétitivité.
• Renforcer l'évaluation des pôles de compétitivité.
L'élan suscité par l'appel à projets pour la labellisation des pôles de compétitivité se poursuit. Le succès de cette politique industrielle novatrice contribue à l'orientation favorable des indicateurs économiques français: amélioration de la croissance, reprise des investissements manufacturiers et hausse attendue des dépenses R&D. Ainsi, une étude de la Commission européenne rendue publique le 23 août anticipe une hausse de 5% par an des dépenses de R&D dans l'Union européenne et place la France dans le trio de tête des pays européens pour les intentions d'augmentation de la R&D déclarées par les entreprises."

 

Lire également sur ce sujet, la communication de François Loos, Ministre délégué à l'Industrie, et Christian Estrosi, Ministre délégué à l'Aménagement du territoire, lors du Conseil des ministres de ce jour, 30 août 2006.

Consulter le site officiel de la compétitivité française.

Voir aussi la vidéo sur le site du Premier ministre. 

Ce bilan diffère de celui dressé en avril dernier par l'OCDE. Malgré un bilan jugé globalement positif, l'organisation s'interrogeait sur la place laissée aux PME dans cette initiative (voir la note concernant Emmanuel Leprince du 23/08/2006), sur le saupoudrage des pôles de compétitivité et sur la faible prise en compte de la dimension européenne. 

Jeune entreprise innovante, pme, industriels, vous êtes sur le terrain. Faites-nous part de votre retour d'expérience des pôles de compétitivité... Profitez de notre espace "commentaires" et lançons un débat...

L'administration publique s'acoquine avec le numérique

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Les 6 et 7 septembre prochains auront lieu à Nantes Les rencontres de l'innovation publique et de l'administration électronique (INOP 2006). Elus des collectivités locales, universitaires, entrepreneurs, cadres de la fonction publique, acteurs du monde associatif ou bien encore simples usagers pourront se réunir deux jours durant et réfléchir aux meilleures solutions pour moderniser le service public. L'enjeu: réussir à répondre aux nouvelles attentes des usagers.

INOP 2006

6 et 7 septembre 2006

Cité des Congrès

 

29.08.2006

R&D : l'Europe de l'Est monte au créneau

medium_inova.jpgLes pays de l'Europe de l'Est pourraient avoir un rôle croissant à jouer dans la R&D mondiale. D'après une étude d'Europe Innova (une initiative financée par la Commission européenne dans le cadre du 6ème PCRD) publiée le 24 août, l'innovation dans les 10 nouveaux Etats membres pourrait être dynamisée. Les solutions? Une plus forte spécialisation des clusters régionaux et une implication plus marquée de l'Union Européenne.

Car ces pays commencent à prendre du poids dans le milieu de la R&D. Leurs grappes régionales, gage de compétitivité, auraient créées 1 million de nouveaux emplois entre 2000 et 2004, soit une augmentation de 10% d'après les auteurs de cette enquête. Des chiffres qui ne sont pas sans rappeler les conclusions d'un rapport livrée en juin dernier par l'AFII (Agence française pour les investissements internationaux). "On observe une progression de la part des pays d’Europe de l’Est entre 2002 et 2005 [en ce qui concerne les investissements internationaux en R&D sur le sol européen]. Ceux-ci parviennent même à faire jeu égal en 2005 avec l’ouest du continent pour le nombre d’emplois créés."

Un retard à rattraper 

Les auteurs de l'étude préconise donc, pour rendre plus compétitive chacune de ces grappes, qu'elles se spécialisent et qu'elles renforcent leur unité géographique, à l'image peut-être des pôles de compétitivité français. Ils estiment aussi que l'Union Européenne devrait se retrousser les manches: "[...] les politiques d'innovation, les politiques régionales, les politiques d'attraction des investissements et les politiques en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) peuvent renforcer et développer les grappes régionales. L'UE contrôle un grand nombre de ces politiques."

Au vu du constat dressé par les auteurs de cette étude, il y a du pain sur la planche: "Le fait que des régions européennes ont des grappes régionales et des portefeuilles de grappes plus faibles que leurs homologues ailleurs dans le monde contribue à les maintenir à la traîne dans la compétition mondiale." Les raisons ce manque de dynamisme de la part des nouveaux entrants? "Tous ont connu des obstacles au commerce, à l'investissement et à la mobilité relativement à l'UE, et les huit pays d'Europe centrale et orientale souffrent également de l'héritage d'un système d'économie planifiée où les décisions en matière d'activités économiques étaient prises par des responsables politiques, et non par les entrepreneurs ou en fonction de l'efficacité économique."

La R&D européenne aurait certainement tout à gagner à favoriser l'essor de centres technologiques des pays de l'Est. Peut-être résisterait-elle mieux ainsi, en pleine internationalisation de la R&D, à l'attractivité des pays asiatiques.

Olivier James

28.08.2006

Les neutrons font planter les ordinateurs

Leur pouvoir destructeur ne fait plus aucun doute. Même si certaines solutions existent, les neutrons atmosphériques représentent bien un danger grandissant pour l'électronique grand public. Voitures, trains, ordinateurs, téléphones portables, matériels médicaux, serveurs informatiques, transactions bancaires... Aucun appareil, aucune application électronique ne peut échapper à cette menace. La cause ? La miniaturisation grandissante des transistors. Peur sur la ville ? Sans faire de catastrophisme, les problèmes ne font que commencer...

 

Le sujet vous intéresse ? Lisez l'article d'Alias Presse dans le numéro de septembre 2006 de Science et Vie (n°1068)

25.08.2006

La R&D européenne pourrait prendre un nouvel essor

Du nouveau dans le ciel passablement maussade de la R&D : un rapport de Commission européenne du 23 août dernier révèle que les entreprises de l'UE envisagent d'augmenter leurs investissements en R&D d'environ 5% par an au cours des trois prochaines années. De quoi tenir le fameux objectif de 3% du PIB investi dans la R&D?

Les résultats de l'enquête, menée auprès de 400 entreprises de 10 secteurs industriels différents, sont en effet prometteurs. Les 0,7% investis en R&D en 2005 font à côté pâle figure. "Pour atteindre notre objectif de 3% du PIB investis dans la recherche et le développement, le secteur privé doit accroître ses investissements", a déclaré Janez Potočnik, commissaire européen chargé de la science et de la recherche, dans un communiqué de presse émanant de Bruxelles. "C'est la raison pour laquelle les résultats de cette enquête sont encourageants. Nous devons poursuivre et intensifier nos efforts, au niveau tant européen que national, afin de persuader les entreprises de réaliser leurs activités de recherche en Europe. La Commission présentera de nouvelles idées dans ce domaine en automne 2006."

Autre enseignement de l'enquête: "elle confirme la thèse selon laquelle les entreprises préfèrent encore mener leurs activités de R&D dans leur pays d'origine. Par conséquent, les pays concentrant le plus d'activités de ce type demeurent l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Hors UE, ce sont les États-Unis qui restent le lieu d'implantation favori des activités de R&D, devant la Chine et l'Inde."

Olivier James

Montrez vos talents avec votre télépone mobile

Quand l'innovation technologique sert l'innovation artistique...

24.08.2006

« Les industriels vont pouvoir guider la recherche appliquée. »

medium_dutheil2.jpgAlain Dutheil, vice président de SCS, DG de STMicroelectronics

Diplômé de l'Ecole Supérieure d'Ingénieurs de Marseille, Alain Dutheil débute sa carrière chez Texas Instruments. Il rejoint ensuite STMicroelectronics dont il est l’actuel directeur général. Il assure avec Pierre Laffittela présidence du pôle mondial SCS. Deux fortes personnalités pour une gouvernance équilibrée.

Pourquoi les industriels s’investissent-ils autant dans les pôles ?

Les pôles répondent à un vrai besoin. Sans cet appel à projet, des collaborations ne se seraient jamais produites. Comme celles entre le hardware à l’ouest et le soft à l’est de PACA. Cette nouveauté française est observée de très près par nos voisins européens. L’Europe doit changer la donne. On ne peut rivaliser sur les coûts de production avec les pays à bas taux de main d’œuvre mais on peut rivaliser grâce à l’innovation. Nous devons innover et collaborer pour concurrencer l’Asie. Les industriels le font tous les jours. Par exemple, Philips, STMicroelectronics et Freescale coopèrent sur des briques technologiques communes. Ensuite, libre à chacun de construire comme il veut « sa maison » avec ces briques. Il s’agit surtout de ne pas dupliquer les efforts. La recherche fondamentale doit continuer à jouer son rôle. Mais, grâce aux pôles, sur chacun des programmes, les industriels vont pouvoir guider la recherche appliquée vers de nouveaux besoins, ce qui n’a pas toujours été le cas.

Les PME ont-elles des raisons de se méfier des grands-groupes?
Il ne faut surtout pas mettre en opposition PME et grands groupes. Leurs relations sont naturelles. Les PME ont toujours eu besoin des grandes sociétés comme références dans leur clientèle. Quand un industriel s’installe dans une région, un réseau de PME s’établit autour de lui. Comme dans la zone de Rousset. De surcroit, la plupart des grandes sociétés ont des programmes de spin-off. Avant de devenir numéro un mondial de la carte à puce, Gemplus a démarré comme un spin-off de ST ! Le créateur du Gemplus, Marc Lassus, faisait tout comme moi partie de l’équipe dirigeante de Thomson Semi-conducteurs.

 
Comment manage-t-on une entreprise innovante ?
En commençant par se rapprocher de ses clients, en travaillant dès le début du programme en étroite collaboration avec eux sur la convergence des applications. Sans cela, difficile d’être performant. Le marché est global, il est donc indispensable de penser immédiatement à l’international. Enfin, il convient d’être très flexible dans l’entreprise, en disposant notamment de cadres multidisciplinaires. On ne peut plus se cantonner à un seul domaine. Les besoins peuvent changer très rapidement…

Propos recueillis par Jean-Christophe Buchot. Printemps 2006 

 

23.08.2006

Soutenir les PME innovantes, oui, mais lesquelles ?

Emmanuel Leprince

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Comment faire en sorte que les PME françaises ne restent plus bloquées sous un plafond de verre ? C'est à cette question cruciale pour la pérennité de la croissance du pays qu'Emmanuel Leprince tente aujourd'hui de répondre dans le quotidien Les Echos. Car le délégué général du Comité Richelieu, l'association française des PME de haute technologie, est, à juste titre, inquiet.

S'il explique que "nos champions mondiaux veillent et gagnent des parts de marchés sur tous les continents", il rappelle aussi "l'incapacité des nouvelles entreprises françaises et européennes à se transformer en entreprises globales leaders de leur domaine." Et de pointer du doigt l'erreur stratégique commise à son sens par les pouvoirs publics : "ce n'est pas en subventionnant avec de la dette publique [faisant référence à l'Agence de l'innovation industrielle] des grandes entreprises profitables et qui n'ont pratiquement plus rien de français que l'on fera émerger en France le futur Google." Autrement dit, pour cet ardent défenseur d'un Small Business Act à la française - qui permettrait aux PME d'accéder aux marchés des grands comptes et des entreprises publiques - rien n'est fait pour permettre aux PME innovantes de se développer et donner toute la mesure de leur potentiel. La jungle compétitive à laquelle ces gazelles sont confrontées ne leur permet pas de se tailler la part du lion.

Contre le laisser-faire 

Et l'Etat n'est pas pour rien dans cette situation. "Le libéralisme mal compris amène à diminuer le rôle de l'Etat pour mettre tous les joueurs dans le même sac afin que le meilleur gagne, celui qui sera choisi par un marché souverain. [...] La compétition renforce les inégalités et débouche sur une polarisation, une uniformisation dont le consommateur est le premier à pâtir." La solution? Que les pouvoirs publics mettent véritablement les mains dans le cambouis et cessent de pratiquer des solutions de facilité. "Il faut aller vers une égalité réelle en construisant un cadre économique grâce auquel la compétition deviendra plus juste."

Pour mettre en place ce cadre, pour soutenir le plus pertinnement possible les bons projets, il faut identifier "les nouvelles entreprises détenant le potentiel de devenir leaders mondiaux dans leur domaine", dixit Emmanuel Leprince. Il propose pour cela de se baser sur les choix effectués dans les pôles de compétitivité. Mais ces regroupements publics/privés n'ont-ils pas mis à l'écart des PME innovantes ? Suffit-il de faire partie de l'un de ces quelques 70 pôles pour prétendre à bénéficier d'aides ? Au vu des multiples acteurs de l'innovation, Emmanuel Leprince suggère avec bon sens "de relier l'ensemble des dispositifs publics destinés aux entreprises afin d'intensifier les aides directes destinées à celles qui auront été sélectionnées." Bonne idée ! Mais qui les aura sélectionnées ? Qui saura reconnaître leur potentiel ?

L'interventionnisme préconisé par Emmanuel Leprince est assurément la bonne voie pour garantir aux PME de s'intégrer dans le tissu économique mondial. Reste à savoir comment et qui doit choisir celles qui auront droit à leur ticket gagnant.

 

Olivier James 

22.08.2006

La terre se réchauffe ? Bonne nouvelle !

Dorénavant, ils n'auront plus d'excuses. Les récalcitrants à la ratification du protocole de Kyoto, Etats-Unis en tête, avançaient toujours la même rengaine : la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) prôné par ce traité international est un frein à la compétitivité des entreprises, une entrave à l'économie du pays. Les réglementations et autres mesures visant à réduire de 5,2% d'ici 2012 l'émission des GES par rapport à 1990 ? Des contraintes extrêmement lourdes à gérer pour les industries. Alors pour les PME, n'en parlons pas...

Et pourtant ! Une étude de l'université de Berkeley (Californie) publiée le 16 août dernier, et dont le Journal de l'Environnement se fait également l'écho, vient contredire ce discours. Selon l'auteur, qui s'est penché sur le cas concret de la Californie, la lutte contre les GES est susceptible de stimuler l'économie de cet Etat. D'ici 2020, il estime que 17 000 emplois pourraient être créés et que le produit intérieur brut de la Californie pourrait augmenter de 60 milliards de dollars. Rien de moins.

Des opportunités pour les PME  

L'argument en faveur de cette thèse? L'investissement et l'innovation dans de nouvelles technologies capables de réduire les émissions de GES sont propices aux économies des entreprises. "Ce rapport identifie de nouveaux profits capables d'émerger si les objectifs d'innovation sont coordonnées avec une politique de lutte contre le réchauffement climatique", est-il expliqué sur le site de l'Université. Bref, "lutter contre le réchauffement peut être lucratif ", résume simplement David Roland-Holst, l'auteur de l'étude.

Bien sûr, on peut rester dubitatif devant une thèse qui prône le tout-technologique plutôt que la modération consumériste et la lutte contre le gaspillage. N'empêche, comme l'affirme Gérard Zink, Directeur QHSE (qualité, sécurité et environnement) du groupe 3M en France dans l'Usine Nouvelle (12/07/06), "l'environnement et l'énergie constituent aujourd'hui des champs d'innovation, de création de valeur et d'emploi." Et comme en matière d'innovation les PME sont bien souvent plus dynamiques que les grandes entreprises, les nouvelles réglementations environnementales internationales comme le protocole de Kyoto ou le projet Reach (sur les produits chimiques), pourraient finalement permettre à nombre d'entre elles de se développer. 

Vous travaillez pour une entreprise ou en connaissez une qui a mis au point une innovation originale et efficace pour lutter contre le réchauffement climatique ? N'hésitez pas à témoigner et à donner votre avis !

Olivier James 

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