03.11.2006

Les meilleurs blogs emploi sont...

En pleine période de prix littéraires, le jury du Blog Emploi Challenge 2006 a rendu le 31 octobre son verdict.

Voici la liste des gagnants:

Catégorie Meilleur blog
1er: Alex Gaudin
2e: Lilian Labussière et Laetitia Leclerc
3e: Cédric Georgi

Prix spécial blog expert
Marc Menant

Prix spécial design
Arnaud Meunier

Tous ces blogs ont pour point commun d'être animés par des passionnés qui maîtrisent les techniques du marketing viral et le sens du partage des connaissances. Des exemples à suivre par tous les demandeurs d'emploi et les porteurs de projets...

JchB

27.10.2006

Quand la Chine innovera...

Entreprises :

- 70% de leurs recettes proviennent des produits et des services traditionnels existants,

- 20% du développement et de l'amélioration de leurs produits et services,

- 10% seulement de la création et de l'innovation.

Ces résultats sont issus de l'Enquête spéciale sur les créations et les innovations effectuée par le Bureau d'Etat des Statistiques (BES)… en Chine.

Shanghaï est considérée par les Chinois comme la ville des start-up, et la ville étrangère idéale pour innover : New York. Et non Paris, Lyon, Grenoble, Nice, Marseille, Toulouse ou Caen...

 

Et la France dans tout ça ???

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Ne doutons pas que le président Chirac ait invité ses hôtes à découvrir nos pôles de compétitivité. La visite des grands patrons du CAC 40 et la vente des 150 A320 d'Airbus changeront peut-être le regard des Chinois sur l’innovation hexagonale. Car, comme le rappelle l'Elysée, "une partie de l'influence et de la place de la France dans le monde de demain dépend de son aptitude à construire avec la Chine une relation particulièrement forte".

Pour ceux qui voudraient tenter l'aventure de l'innovation en Chine : UbiFrance et Oséo.

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Iritsen

Source Radio Chine Internationale

Do, or do not, there is no try...

Suite à notre video sur les robots danseurs, voici le petit cadeau de maître Yoda.

Bon week-end sur les dance floors. Et dans vos projets, suivez le conseil du sage : "Do, or do not, there is no try"...

 

 

Iritsen

24.10.2006

Stratégie de Lisbonne : innovation et développement durable au coeur des préoccupations des internautes

L'innovation et le développement durable doivent se situer au coeur de la stratégie économique européenne. C'est l'un des principaux enseignement de la consultation en ligne menée par le site Touteleurope.fr. Au total, ce sont quelque 6 000 réponses qui ont été collectées concernant la "stratégie de Lisbonne", dispositif mis en place en 2000 par les Etats membres de l'Union européenne afin de favoriser la croissance, l'économie, l'emploi et la R&D. Le site a d'ailleurs pour objectif de faire connaître cette initiative auprès du plus grand nombre.

Autre donnée de l'enquête: "pour la plupart des participants, l'innovation et le développement durable relèvent d'actions à l'échelle de l'Union européenne plutôt qu'au niveau national." Pourtant, s'ils sont convaincus de cette nécessité, ils n'en demeurent pas moins sceptiques. "La majorité des participants adhèrent aux grandes lignes de la stratégie économique des 25, mais sont pessimistes sur leurs chances de succès." L'Europe ne peut-elle pas relever le défi?

L'avenir radieux des robots...

A votre avis, jusqu'où ira l'innovation technologique ?

23.10.2006

Cap sur les technologies innovantes

La 9ème édition du concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes a été annoncée vendredi dernier par François Goulard, ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche. Le ministère vient de faire savoir par communiqué que les porteurs de projets pourront retirer les dossiers de participation à partir du 1er décembre 2006 sur les sites du ministère, de l'Agence nationale de la recherche (ANR), d'Oseo anvar et auprès des délégations régionales à la recherche et à la technologie (DRRT) et des directions régionales d'Oseo anvar.

A la clé pour les projets retenus: une subvention de 45.000 euros maxi pour les projets en phase de maturation, et de 450.000 euros pour les plus avancés. Les dossiers de participation pourront être déposés jusqu'au jeudi 15 février 2007 auprès des directions régionales d'Oseo anvar.

17.10.2006

CMMi : du nouveau pour les petites et moyennes SSII

Le syndicat professionnel Syntec Informatique vole au secours des petites et moyennes SSII et des éditeurs de logiciels. Objectif ? Les aider à adopter le modèle désormais incontournable : CMMi.

La liste exhaustive des partenaires de l’opération en dit long sur la mobilisation lancée par Syntec Informatique pour aider les PME du secteur informatique à adopter les pratiques CMMi (prononcez "si m m aïe!"). CMMi pour Capability Maturity Model Integrated. Il s'agit d'un référentiel de critères d'évaluation des fournisseurs logiciel. Oséo Anvar, HSBC, Drire, acteurs institutionnels…, tous se mobilisent pour fournir aux PME les moyens de rester compétitif dans la course à la globalisation des services qui s’intensifie.

L’enjeu est de taille : « permettre aux entreprises régionales de continuer à répondre aux appels d’offre des clients français et européens », dit Syntec Informatique. En d’autres termes, il s’agit de faire face à la concurrence de l’offshore et du nearshore.

Pour l’instant, le projet cible les Pays de Loire, première région pilote qui servira de modèle aux autres territoires de l’Hexagone qui souhaiteront participer à l’opération. « C’est l’aboutissement d’un an de travaux », sourit Franck Populaire, qui porte le projet au sein du Syntec Informatique. But de la démarche : accompagner prestataires et éditeurs par des actions de formation et de conseil, notamment en mutualisant certaines prestations. Ainsi les formations seront prises en charge à hauteur de 50% par le Fafiec qui fait de cet objectif une priorité.

 
Soutenir les PME

Mais pourquoi une telle démarche proactive de la part des instances nationales ? « Une PME seule n’a pas les moyens d’opérer la transition vers un modèle de bonnes pratiques assez lourd à adopter », répond Franck Populaire. Pour les territoires, voilà également un moyen de favoriser le passage de l’ère industrielle à celle des services … industrialisés.

« Nous allons accompagner des entreprises de 10 à 500 personnes, explique Antoine Nardèze, instructeur CMMi chez Alcyonix, cabinet retenu pour accompagner les PME. La démarche collective permet de mutualiser les prestations de formation et d’accompagnement ».

Dans cette première approche, il s’agit de parvenir au niveau 2 de CMMi, c’est à dire de commencer par « discipliner » les activités de développement logiciel : « Les processus sont établis et documentés pour chaque projet. » Le niveau 2 permet ainsi de gérer les exigences, les processus, les produits de sortie et les services. Il faudra donc bien longtemps avant de voir ces petites structures rejoindre le nirvana – le niveau 5 que bon nombre de SSII indiennes ont déjà atteint.

 
Article réalisé pour 01 Informatique (06/10/06) 

Corinne Zerbib (Alias Presse)

 

medium_CMMi.3.jpgAnne-Laure Mazin, directeur marketing de Sodifrance :

« Ce projet va dans le sens de notre démarche globale. Sans l’appui du Syntec Informatique et de tous ses partenaires, nous aurions certes migré notre méthode maison vers CMMi, mais beaucoup plus lentement. Il ne pas confondre industrialisation avec CMMi et automatisation des projets : de plus en plus de projets sont industrialisés en s’appuyant sur CMMi qui décrit comment travailler. Automatiser les projets implique de pouvoir reprendre rapidement les parcs applicatifs, les lotir et les cartographier, en automatisant. L’approche automatisée nous permet de traiter les projets en nearshore et constitue donc une réponse à l’offshore, car elle permet des coûts compétitifs. La garantie CMMi est un atout indéniable. Nos clients veulent travailler en toute sécurité. CMMi nous fournira le benchmark de qualité qui nous manque aujourd’hui. »

13.10.2006

Vendredi 13 un jour comme les autres pour la fête de la Science

medium_vendredi_13.jpgD'où vient notre fascination pour le Vendredi 13 ?

Yahoo pose la question. Et les internautes y répondent en masse et passionnément. Les explications y vont bon train : « Il y a la réponse dans Da Vinci code, il parait qu'il y a eu un massacre pendant un vendredi 13... ».

Rappelons que l'on peut malheureusement rapporter historiquement un massacre ou un assassinat à chaque jour de l'année... Le massacre de la Saint-Barthélemy eut lieu le 24 août 1572, et qui a peur du 24 ? Le massacre de la Saint-Valentin, le 14 février 1919 (dernier épisode de la guerre des gangs qui a ensanglanté Chicago), n’empêche pas les amoureux de considérer le 14 février comme un jour béni par Vénus.

Une idée comme ça : peut-être pourriez-vous profiter des manifestations de la Fête de la Science qui se déroulent ce jour fatidique et jusqu’à dimanche prochain pour poser la question du vendredi 13 aux scientifiques que vous rencontrerez. Ils apprécieront sûrement...

En tout cas, moi j’y crois. Tous les vendredis 13 me porte bonheur, je joue et gagne au loto, et tous les vendredis 13 me porte malheur, je n'arrive pas à retrouver le foutu ticket !

Iritsen 

 

11.10.2006

"Tout progrès technique s’accompagne de sa peau de banane"

Quel que soit l’objet que vous achetez, il tombe en panne le lendemain de l’expiration de la garantie ; les feux de circulation sont toujours rouges quand vous êtes pressé(e) ; plus il y a de boutons et de diodes, et moins ça fait de choses ; la première cause des problèmes, ce sont les solutions… Qui dans son quotidien ne s’est pas déjà fait ces réflexions ?

medium_Loi_de_Murphy.jpgLa cause du désordre : la célèbre loi de Murphy. Plus connue sous le nom de loi de l’emmerdement maximum. Et qui se résume ainsi : tout ce qui peut mal tourner… tourne mal. C’est implacable. Depuis les années 50, où elle a été énoncée, personne n'a pu la contredire. Le livre Pourquoi la tartine tombe toujours du côté du beurre, sorti récemment aux éditions Dunod, se penche sur la question. Son intérêt? Il tente, par une approche scientifique, d’en décortiquer les causes, moult exemples amusants à l’appui. Qu’il s’agisse des objets qui nous entourent, de nos habitudes de vie, de nos relations avec des collègues ou des amis, impossible d’y échapper. Nous en sommes tous victimes.

Toutes les innovations sont-elles bonnes à prendre ?

Pour l’auteur, Richard Robinson, il n’y a aucun doute : « La loi de Murphy est l’enfant du monde moderne et de sa complexité ». Alors qu’aux origines, l’homme était confronté à un environnement simple, les choses se sont mises progressivement à se compliquer : « en quelques siècles, les humains modernes ont déniché 92 éléments chimiques naturels, qui peuvent servir à former 9 292 molécules exotiques, à partir desquelles on peut former 9 292 x 9 292 trucs merveilleux, qui peuvent nous donner 9 292 x 9 292 x 9 292 raisons de nous arracher les cheveux. » En bref, « tout progrès s’accompagne de sa peau de banane, signée Murphy ».

Si l’ouvrage, abondamment illustré, fait la part belle aux explications scientifiques (notions de physique, de chimie, de statistique, fonctionnement du cerveau…) et aux citations historiques (Winston Churchill, Paul Valéry, entre autres), il est surtout l’occasion de prendre un peu de recul sur notre société régie par les codes comportementaux et les technosciences. Car après tout, toutes les innovations sont-elles bonnes à prendre ? Une bouffée d’air frais bienvenue. Et une dernière citation pour les dirigeants d’entreprises : « Dans une organisation, il y a toujours une personne qui sait ce qui se passe. Il faut la renvoyer. » 

Olivier James 

 
Pourquoi la tartine tombe toujours du côté du beurre, la loi de Murphy expliquée à tous
Richard Robinson Editions Dunod
Collection Oh, les sciences ! - 160 x 210 mm - 272 pages - 2006
ISBN : 2100499475 Prix : 19,9 €

10.10.2006

Google fait son marché ! Créezvitevotresite.com !

medium_googleyoutube.jpgGoogle vient d'acheter YouTube, le Flickr de la vidéo en ligne, pour la modique somme de 1,65 milliard de dollars. Le géant des moteurs de recherche devient ainsi le leader mondial de la TV sur le net.

L'objectif de Google : développer une fois encore ses revenus publicitaires et affirmer sa main mise sur l'information on line...

La bulle internet se regonfle !

Innovateurs, business Angels... dépêchez-vous de (ré)investir dans les start-up.com.

Pour vous donner une idée du jackpot : sachez que la société YouTube, qui compte aujourd'hui seulement 67 salariés, a été créée en février 2005 par trois anciens employés de PayPal, la filiale de micropaiement en ligne d'eBay. Et la société vaut, 18 mois plus tard, 1.65 milliard de dollars ! Qui dit mieux ?

De quoi relancer la machine à projet.com, non ?

Jch Buchot 

Lire le communiqué de presse officiel

06.10.2006

RTRA : la recherche avance

A ceux qui s’interrogent encore sur l’utilité des RTRA (Réseaux thématiques de recherche avancée) et sur leur rôle à jouer par rapport aux déjà existants pôles de compétitivité et autres PRES (pôles de recherche et d’enseignement supérieur), le Figaro apporte une réponse :

« Ces nouvelles structures ont vocation à associer des équipes scientifiques du meilleur niveau pour développer des projets instaurant une collaboration plus étroite entre plusieurs équipes issues d’organismes de recherche différents dans un domaine donné », peut-on lire dans l’édition du 06.10.06.

Nous voilà sauvés!

Olivier James

Nos deux dernières notes sur le sujet: "recherche française: l'usine à gaz en surrégime" (05.10.06) et "recherche: Villepin veut donner aux jeunes le goût de la science" (04.10.06)

L'Informatique recrute en Région Sud

medium_dell.2.jpg2e volet - LE GRAND SUD : La province bénéficie de la reprise du secteur informatique. Deuxième étape du tour de France NTIC des régions : le grand Sud, qui est sans conteste le grand gagnant de la tendance. 


Entre le sud-ouest, toujours ancré dans l'aéronautique, le sud-est, axé sur l'électronique et les technologies de l'information, et Rhône Alpes très diversifié, les opportunités sont nombreuses. Sans oublier les « nouveaux » centres de services qui continuent à recruter…
Aquitaine, Provence Alpes Côte d'Azur et Rhône Alpes se disputent en effet la palme des recrutements d'ingénieurs et techniciens. Mais les ressorts de cette dynamique évoluent progressivement, depuis deux à trois ans. Et le tiercé arrive dans un ordre légèrement différent selon les SSII et en particulier en fonction de leur organisation d'une part et de la concentration de certains secteurs d'activités.

«Un quart de nos recrutements en région se concentrent dans le Sud Ouest», énonce Dominique Duflo, DRH de Sogeti. « Nous recrutons ainsi 250 personnes dans cette région. »

Largement cité en tête, le Sud-Ouest profite en effet toujours de l'activité de l'aéronautique et du spatial, largement dominée par l'incontournable Airbus à Toulouse, porteur d'une logique industrielle sur de très grands projets.

Globalement, les profils recherchés concernent l'ensemble des métiers d'ingénieur mais avec des dominantes indéniables et historiques.

A Toulouse l'aéronautique s'appuie sur l'informatique embarquée, et l'électronique appliquée à ce secteur. Mais des profils plus généralistes sont aussi requis, notamment en ce qui concerne le management de projet : la tendance à la forfaitisation des projets industriels se poursuit et requiert de solides compétences pour mener à bien des chantiers désormais assortis d'engagement de résultats.

Ainsi Alten, qui poursuit son évolution vers les technologies de l'information met l'accent sur Bordeaux : la SSII y recherche de nombreux profils purement informatiques en système d'information et en assistance à maîtrise d'ouvrage destinés d'une part aux entreprises de service de la région et aux DSI des grands industriels.


Une activité soutenue de Bordeaux à Nice
 
Mais le Sud Ouest vit, comme d'autres régions de France, une mutation de fond : les centres de services modifient sensiblement et progressivement la répartition de compétences sur le territoire.

Ainsi, les centres SAP de Capgemini à Toulouse ou d'Atos Origin à Bordeaux concentrent les profils adéquats.

Front office chez le client, back office concentré, la formule est désormais largement généralisée, en tout cas pour les grandes SSII qui ont désormais bien rôdé le modèle industriel.

Une tendance de fond qui change donc progressivement la donne : l'aéronautique n'est plus la seule ressource d'emploi de la région Sud Ouest. Les centres de services permettent aux ingénieurs locaux de trouver d'autres débouchés d'emploi.

Pour autant, les dominantes régionales historiques ne sont pas prêtes de s'estomper.

Entre les nombreuses PME implantées dans le sud est et les quelques sièges européens d'entreprises européennes et mondiales, l'activité s'avère bien soutenue mais beaucoup plus diffuse dans le Sud-Est.

Sophia Antipolis en PACA reste un point d'ancrage majeur dans les technologies de l'information. Notamment dans le secteur des télécoms, qui repart nettement à la hausse, tiré par les équipementiers. Ou bien encore avec le « Global Delivery Unit » de Steria, un centre d'hébergement des infogérances des clients nationaux de la SSII.

Avec Marseille et Gemenos, l'activité en PACA ne faiblit pas, loin de là. Un effet déjà ressenti de la présence du pôle Solutions Communicantes Sécurisées, un des plus importants pôles de compétitivité en France ? Difficile à dire : «nous étions déjà présents au sein des entreprises concernées par les pôles de compétitivité», répond Dominique Duflo (Sogeti). Question de temps : les projets de recherche et développement des pôles démarrent, les investissements arrivent : «nous sommes dans l'expectative».

Industrie et notamment chimie, tertiaire, banque, entreprises publiques… le tissu économique de la région Rhône Alpes fait preuve d'un fort dynamisme, avec des tendances assez diversifiées. 170 recrutements chez Atos, une cinquantaine chez Sogeti, la région maintient un bon niveau de croissance, même si elle s'inscrit nettement en deuxième rang. Et la bonne concentration d'écoles et universités y facilitent nettement les recrutements de jeunes.

Une opportunité pour les Franciliens

 

Le Grand Sud fait donc preuve d'un dynamisme partout qualifié de majeur, juste après celui de l'Ile de France. Quant aux profils recherchés, ils sont extrêmement diversifiés.

Réseaux et télécoms, informatique industrielle ou développement nouvelles technologies restent le socle des profils recherchés.

Mais les compétences ERP trouvent désormais de nombreux débouchés dans le Sud Ouest et en Paca : une excellente opportunité pour les Franciliens en quête de meilleure qualité de vie.

Car si les jeunes ont fortement la cote cette année, les expérimentés sont aussi bienvenus en région.

Chez Atos Origin notamment, la grande majorité des recrutements en régions concernent des ingénieurs dotés de 5 à 8 ans d'expérience. Sans oublier de véritables experts plus pointus encore, qu'il faut alors aller chercher sur le marché. Car dans le Sud, comme en Ile de France, les ressources pointues ne sont pas si faciles à dénicher.

Les PME en savent quelque chose, qui peinent à attirer les recrues, notamment dans des villes un peu moins prisées par les ingénieurs. Ainsi Paul Bertrand, pdg de Watteco, jeune PME spécialisée dans la maîtrise de l'énergie, se désespère : "Nous devons multiplier par deux nos effectifs mais nous n'attirons pas les développeurs dont nous avons besoin car notre entreprise est basée à Toulon. Et cette ville ne bénéficie pas d'une bonne infrastructure et souffre d'un lourd déficit d'image. Donc soit la société sera amenée à sous-traiter, soit elle devra s'installer ailleurs !"

Lire l'avis d'expert sur JOBETIC : En région, Atos, recrute essentiellement pour ses centres de services

Article réalisé pour 01 Informatique 15/09/06
 
Corinne Zerbib
 

05.10.2006

Recherche française : l'usine à gaz en surrégime

Un nouveau monstre vient de faire irruption dans l'arène. Il répond au doux nom de RTRA. Et c'est le Premier ministre Dominique de Villepin qui a annoncé mercredi 4 octobre à la Villette les 13 premiers projets retenus dans le cadre de ces Réseaux thématiques de recherche avancée (voir note du 04.10.06). Les RTRA rejoignent donc le bestiaire grouillant des agences, conseils, organismes et autres pôles censés favoriser la recherche, l'innovation et la compétitivité du pays. Mais est-ce vraiment si favorable? Pas si sûr... Multiplication vertigineuse des instances, opacité des décisions... Qui comprend aujourd'hui le fonctionnement de cette structure?

Parcourons les fiches techniques du Pacte pour la recherche. Voici les différents noms et acronymes auxquels le lecteur est confronté: le HCST, le CIRST, l'ANR, l'AII, les PRES, les pôles de compétitivité, le CSRT, l'IHEST, l'AER, le CNER, les EPCS, les fondations de coopération scientifique, les RRIT, les EPST, les EPSCP, les EPIC, le label Carnot, l'initiative Eurêka... Et maintenant les RTRA. Comment un jeune, ou moins jeune, entrepreneur porteur de projet, un chercheur, un étudiant, peut-il s'y retrouver?

Avec les RTRA, cette fois encore, les prétendants à l'obtention de subventions devront séduire les invisibles responsables chargés de leur octroyer quelque aumône. Passage obligé: répondre aux appels à projet, comme cela semble être la norme avec d'autres organismes comme l'ANR et l'AII. Autant de temps en moins consacré à la recherche. Autant de temps en plus à noircir du papier.

Qui tire les ficelles?

"Je me retrouve à faire de la comptabilité et de la gestion de stocks, affirme dans Libération (29.09.06) Gilbert Laval, chercheur de l'Inra à Toulouse. L'Agence national de la recherche a fait de nous des épiciers." Un témoignage que ne renieraient d'ailleurs pas nombre de responsables de PME devant répondre aux appels d'offre. La multiplication des interlocuteurs pourvoyeur de fonds dans le domaine de la recherche et de l'innovation ne rend-elle pas plus compliqué la tâche des chercheurs, ingénieurs et techniciens? Sans compter une concurrence entre unités de recherches, labos et entreprises pas toujours productive.

Autre interrogation: qui décide dans toutes ces instances? Qui, doué d'un discernement à la limite de la prophétie, peut décider de vie ou de mort de telle ou telle branche de recherche? Si l'identité des 20 membres du Haut conseil de la science et de la technologie (le HCST, installé le 25 septembre dernier) a été rendue publique, qu'en est-il de l'ANR et de l'AII?

Cette perle chez nos confrères de Libération (03.10.06): "L'ANR est sous contrôle exclusif du ministère [de la recherche], explique Georges Debregeas, physicien et vice-président de l'association Sauvons la Recherche (SLR). C'est peut-être la seule agence de moyens au monde qui ne dispose pas d'un conseil scientifique. C'est donc le ministère seul qui décide de la mise en place de tel ou tel programme de recherche, sous la pression des lobbies politiques et industriels."

La recherche française s'apparente de plus en plus à une véritable jungle. Chacun, ou plutôt chaque groupe de personnes, ne tente-t-il pas de sauver son morceau de viande dans un environnement qu'il ne maîtrise pas.

Olivier James

L'Origine du Monde dévoilé par le Nobel de Physique

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John Mather et George Smoot ont été couronnés par le Prix Nobel de Physique, mercredi 3 octobre, pour leurs travaux qui portent « sur l'origine de l'univers et tentent de mieux comprendre l'origine des galaxies et des étoiles »… Toutes les félicitations d'Inovatech pour cette belle réponse abstraite au célèbre tableau de Gustave Courbet. Mais les fans du star-system ne comprennent pas comment des paparazzis ont pu faire une photo de l’univers il y a 13 milliards d’années ? Que nos lecteurs, férus de rayonnement fossile et d’archéologie cosmique, ne se privent pas de laisser des commentaires ! 

JChB

04.10.2006

Recherche : Villepin veut donner aux jeunes le goût de la science

medium_Villepin.jpgPour redorer le blason de l’innovation scientifique française, Dominique de Villepin a déclaré à la Cité des Sciences et de l’Industrie, lors de sa conférence de presse mensuelle, souhaiter « donner à plus de jeunes le goût de la science » en mettant en place un véritable service public de l’orientation et en valorisant les carrières de recherche.

Concrètement, un délégué interministériel à l’orientation sera chargé de mieux coordonner les différents acteurs et moyens de l’orientation et d’élaborer un schéma national lisible.

Et, en octobre 2007, l’allocation de recherche sera portée à 1,5 fois le SMIC en troisième année de thèse (cela suffira-t-il ?)

Pour améliorer l'attractivité des carrières scientifiques, le gouvernement souhaite également continuer à réduire les cloisonnements entre recherche privée et recherche publique : « C’est ce que nous faisons en augmentant le nombre de conventions industrielles de formation par la recherche, en assouplissant les règles de participation des chercheurs publics à des activités du secteur privé ou en incitant à l’embauche de docteurs dans les entreprises grâce au crédit d’impôt recherche ».

13 Réseaux thématiques de recherche avancée

Par ailleurs, la volonté du gouvernement passe par le pacte pour la recherche et les Réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA) qui permettront aux universités, grandes écoles, organismes de recherche d’unir leurs forces pour constituer des ensembles de niveau mondial dans les domaines d’excellence française : mathématiques, sciences de la vie, agronomie, sciences de la matière, informatique et sciences humaines, économiques et sociales. Les 13 projets RTRA retenus ont été présentés par le ministre de la Recherche, François Goulard. 200 millions d’euros seront répartis entre les fondations de coopération scientifique qui porteront les RTRA, afin qu’elles puissent fonctionner immédiatement et avec une visibilité suffisante. Mais le problème n'est-il pas justement dans la lisibilité du système français d'aide à la compétitivité et à la R&D ? A suivre...

Pour consulter la liste des RTRA retenus

JchB 

Lire notre article du 05/09/06 

Le jour où Google et Amazon domineront le monde

medium_epic.jpg Qu’en est-il de l’avenir de l’information sur internet ?

 

Le film Epic 2014, une fiction en flash réalisée par Matt Thompson et Robin Sloan, a le mérite de poser questions.

Qu’adviendrait-il si Google et Amazon unissaient leurs forces pour emporter la guerre de l’information ? 

Réponse le 9 mars 2014, le jour où Googlezon (fusion de Google et Amazon) lancera EPIC :

« Les ordinateurs de Googlezon composent dynamiquement de nouvelles histoires, à partir de phrases et de faits qui proviennent de multiples sources. Le dimanche 9 Mars 2014, Googlezon lance EPIC. L'Evolving Personalized Information Construct (ou Agglomérat Evolutif d'Informations Personnalisées), qui produit un contenu adapté à chaque utilisateur, basé sur ses choix, ses habitudes de consommation, ses domaines de prédilection, ses paramètres démographiques et son réseau social pour modeler le produit. Au bout du compte, presque tout est faux, restreint, superficiel et sensationnel. Mais EPIC est ce que l'on a voulu, ce qu'on a choisi, et son succès commercial a préempté tous débats par les médias et la démocratie concernant l'éthique du journalisme. »

Google est déjà le plus grand moteur de recherche of the world. Amazon domine les sites marchands avec eBay. Yahoo et Microsoft ne sont pas en reste… Quel est le pouvoir de ces sociétés américaines sur l’avenir de nos démocraties ?

Le débat sur l'éthique et les TIC est grand ouvert.

 

Jean-Christophe Buchot 

Traduction française du film

03.10.2006

L'e-commerce poursuit sa croissance, et c'est bon pour les consommateurs et les candidats à l'emploi

medium_fevad.gifLes nouvelles technologies induisent de nouvelles façons de faire du business. Et ça peut être bon pour les consommateurs et les candidats à l'emploi.


L'e-commerce poursuit sa croissance : les effectifs des entreprises du secteur devraient progresser de près de 30 % d'ici à 2008 !

Un chiffre qui s'appuie uniquement sur les entreprises existantes, et ne prend donc pas en compte les créations d'emploi liées aux nouveaux entrants, particulièrement importants dans ce secteur (+ 45 % de nouveaux sites en 2005).

Les fonctions liées à l'informatique et aux centres d'appels internalisés seront les plus recherchées au cours des deux prochaines années.

Les entreprises interrogées tablent sur une croissance de leurs effectifs informatiques de l'ordre de 11 % et de 8 % pour leurs centres d'appels.

Une conjoncture très favorable

A l'instar de l'ensemble du web , depuis 2004, le commerce en ligne se porte de mieux en mieux : les revenus ont ainsi augmenté de 43% au cours des 6 premiers mois de l'année, la barre des 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires sera franchie d'ici la fin de l'année...

Résultat : l'embauche dans ce secteur est au beau fixe. Comme le confirme une étude sur l'emploi et les perspectives de recrutement sur les prochaines années dans la vente à distance (VAD) et le e-commerce. Enquête réalisée par la Fédération des Entreprises de Vente à Distance (Fevad) et Benchmark Group, publiée le 20 septembre 2006.

Le e-commerce totalise déjà 15 500 emplois directs

Selon les résultats de l'étude, en janvier 2006, la vente à distance dans son ensemble représente 50 000 emplois directs. Dont 15 500 emplois spécifiquement dédiés à l'e-commerce, tous types de sites marchands confondus : spécialistes internet, VPC ou enseignes de magasins.

Entre 2004 et 2006, les effectifs dédiés au e-commerce ont bondi de 61 % !

Ce sont les PME dont le chiffre d'affaires e-commerce est compris entre 100 et 500 millions d'euros qui ont le plus recruté depuis 2000. Dans cette tranche, figurent les leaders dont les effectifs ont suivi l'envolée de leurs revenus. On retrouve ainsi des spécialistes du voyage ou encore des distributeurs de produits high-tech ou de biens culturels.

Le top 15 des sites « e-commerce » les plus visités en France
2ème trimestre 2006

1 eBay avec 10 859 000 de visiteurs uniques pour la
période concernée,
2 voyages-sncf.com : 8 868 000,
3 La Redoute : 8 312 000,
4 Cdiscount.com : 7 965 000,
5 Fnac : 7 863 000,
6 Amazon : 7 002 000,
7 PriceMinister : 6 996 000,
8 Rue du Commerce : 5 224 000,
9 Camif : 5 065 000,
10 vente-privee.com : 4 297 000,
11 PIXmania.com : 4 155 000,
12 Alapage : 4 121 000,
13 Expedia : 3 828 000,
14 lastminute.com Network: 3 757 000,
15 3 Suisses : 3 480 000

Au 2ème trimestre 2006, près de 8 internautes sur 10 (79,2%), soit plus de 18 millions de visiteurs uniques ont consulté au moins l'un des sites du top 15, soit une progression de 4,8% en termes d'audience par rapport au 1er trimestre 2006.

A lire en complément sur le site FEVAD : « Le classement des sites de e-commerce les plus visités » et « La croissance du e-commerce au 1er semestre »…

JChB

28.09.2006

Biocarburant E85 : l'IAR en pôle position

medium_flotte_flexfuel72_dpi.jpgL'E85 ? Un carburant composé à 85% d'éthanol d'origine végétale et de 15% d'essence Sans Plomb 95. Depuis quelques jours, ce biocarburant fait beaucoup parler de lui. Thierry Breton vient d'ailleurs d'annoncer sa mise à disposition pour le grand public via un réseau de 500 "pompes vertes" d'ici un an ou deux. Une initiative qui n'est pas étrangère au pôle de compétitivté Industrie et Agro-Ressources (IAR)...

"L'E85 est un projet expérimental que nous menons à l'IAR depuis octobre 2005", assure Jean-Marie Chauvet, responsable commission biocarburant au sein du pôle de compétitivité. Le lancement officiel a lieu le 1er janvier juin 2006 au conseil général de la Marne (photo). Depuis, "le pôle a tenu le rôle de véritable aimant. Notre projet a d'abord surpris pour finalement fédérer de nombreux acteurs du secteur." Et pour cause: "s'il provoque une surconsommation de 30%, il rejette 70% de CO2 en moins qu'un carburant standard", affirme Jean-Marie Chauvet. Et devrait avoisiner les 0,80 centimes d'euros.

L'IAR met le feu aux poudres

Le projet initial prévoyait de lancer 100 automobiles équipées de moteur flex fuel (voir notre note du 25/09/06). Maintenant, l'objectif est de mettre en place une flotte de 5000 véhicules. "Afin, selon un document du pôle, de constituer une base de données scientifiques et techniques permettant d'évaluer les impacts économiques, environnementaux et sociétaux". Les véhicules flex fuel, encore cantonés aux collectivtés et entreprises, devraient être mis à la vente pour le grand public courant 2007.

L'IAR peut donc s'ennorgueillir d'être à l'origine de l'initiative gouvernementale. "Alain Prost [président du groupe de travail en charge du plan Flex Fuel 2010] est venu régulièrement nous consulter, explique Jean-Marie Chauvet. Et une bonne partie de nos propositions ont été prises en compte."

 
Olivier James

A quand un blog officiel Google in French

medium_Google_logo_8thbday-761868.2.jpgGoogle fête cette semaine son huitième anniversaire. Pour qui veut se tenir informer de l’actualité officielle du numéro 1 des moteurs de recherche, nous vous invitons à vous abonner aux flux RSS de ses multiples blogs.

Par contre, pas de chance, à notre connaissance, pas de blog Google dans la langue de Molière. Why ?

Mais bon anniversaire quand même !

JChB.

26.09.2006

Un nouveau cercle de réflexion sur l'innovation

medium_eric_seuillet.jpgEric Seulliet, consultant en prospective et innovation (e-Mergences), co-auteur du livre Fabriquer le futur, l’imaginaire au service de l’innovation, vient de créer la F@brique du Futur.

Selon son communiqué de presse, l'association souhaite préfigurer un nouveau type de think tank dans le domaine de la prospective et de l’innovation.

Les activités de la F@brique du Futur devraient s'organiser comme un lieu de réflexion, d’échanges et de collaboration entre décideurs socio-économiques, citoyens, consommateurs, experts, porteurs de projets… 

Ces activités sont démultipliées à la fois sur le terrain, grâce à des implantations régionales et à des relais locaux. Dès à présent, l’association La F@brique du Futur - Normandie est sur pied. D’autres seront prochainement créées permettant de tisser un réseau en France puis en Europe. Et via Internet, deux espaces collaboratifs et interactifs existent déjà : management 2.0, forum et centre de ressources public ciblé sur les évolutions actuelles et futures du management, et un intranet réservé aux membres. Un blog complète ces outils.

La F@brique du Futur bénéficie déjà du soutien de divers partenaires (Réseau Européen des Villes Numériques, Arenotech, Fédération européenne de l’éthique et du développement durable).

Espérons que cette nouvelle initiative deviendra effectivement un véritable "laboratoire d’usages et d’innovation", nous en avons bien besoin... Comme le disait John Kennedy : "Nous avons besoins d'hommes qui savent rêver de choses inédites". Alors l'imagination et l'innovation au pouvoir ? En tout cas, dans le futur, nous suivrons de près le développement cette fabrique et nous vous informerons de ces aboutissements.

Jch Buchot

 

25.09.2006

Biocarburant: Thierry Breton se met au vert

Le lancement des "pompes vertes" est imminent! C'est le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton, qui l'a annoncé lui-même dimanche soir sur France 3, repris par l'AFP. Objectif: l'accès pour les automobilistes à un carburant moins polluant et, d'après le ministre, "beaucoup moins cher".

Cette initiative s'inscrit dans le cadre du projet Flex Fluel, dont le groupe de travail a été installé le 7 juin dernier avec Alain Prost a sa tête. Les voitures Flex Fuel ont des moteurs à essence capables de fonctionner avec un taux de bioéthanol pouvant aller jusqu'à 85% (il s'agit dans ce cas de carburant E85).

L'annonce par Thierry Breton de la mise en place d'un réseau de "pompes vertes" ne concerne que les véhicules à essence (le Diesel ne pouvant fonctionner qu'avec des diesters, issus d'huiles végétales, et non avec l'éthanol) ET dotés de moteur spécifique. Une mesure intéressante mais limitée qui laisse en suspens quelques interrogations, notamment sur le prix d'un tel carburant et sa législation. Ce à quoi le ministre a répondu: "je réserve de bonnes surprises aux Français, et sur les voitures, et sur la fiscalité." A suivre donc.

 

Olivier James 

22.09.2006

Portrait d'un ingénieur sauvé par l'explosion de la bulle internet

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Denis Busardo devant son micro-implanteur qui incorpore un micro-accélérateur. 
Photo JChBuchot - Copyright Alias Presse

 

 « Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. » Cet aphorisme de Nietzche, Denis Busardo en a fait sa devise. L’explosion de la bulle internet qu’il a subie de plein fouet à 39 ans ? Une opportunité ! Ce physicien, ancien ingénieur chez Dassault Systèmes, profite ainsi d’une période de chômage pour inventer un procédé révolutionnaire pour durcir l’aluminium … dans son potager.

Le principe de base: celui de la métallurgie à froid. Il consiste à insérer des atomes d'azote dans de l'aluminium à l'aide d'un accélérateur de particules.

Une innovation au potentiel certain. Seulement, il n’a rien d’un businessman. Un incubateur bas-normand, Normandie Incubation, lui présente Frédéric Guernalec, spécialisé dans les brevets et le marketing. La sauce prend aussitôt.

Un avenir radieux 

L’inventeur et le commercial créent ensemble Quertech Ingénierie en décembre 2004. « Vers 40 ans, c’est au cadre de créer son propre emploi », considère l’inventeur qui brille par sa modestie. Il ne reste plus qu’à gérer le succès : des récompenses comme s’il en pleuvait – Ministère de la Recherche, le Sénat, … Denis Busardo a notamment reçu le prix de l'Ingénieur de l'Année 2005, catégorie Innovation, décerné par l’Usine Nouvelle et le Ministère de l’Industrie. Et les industriels de l’automobile et de la plasturgie qui déjà se bousculent. La suite ? « Continuer à se faire plaisir. » Une référence à Epicure cette fois...

Olivier James 

21.09.2006

Recrutement Informatique : Le grand ouest a le vent en poupe

A l'heure où les nouvelles technologies constituent un enjeu de la compétitivité des entreprises, les informaticiens ont leur carte à jouer.

L’ensemble des régions françaises bénéficie de la reprise du secteur informatique. Nous vous proposons de faire le tour de France NTIC des régions. En commençant par le grand ouest qui a le vent en poupe...

De la Picardie à la Bretagne en passant par le Centre, le grand Ouest de la France arrive en second rang derrière le Sud dans le palmarès des régions qui recrutent. Après une longue traversée du désert, la région fait preuve d’un nouveau dynamisme depuis quelques mois en s’appuyant d’abord sur ses métiers historiques : la banque dans les Pays de la Loire, les assurances et mutuelles dans le Centre, et bien sûr les télécoms en Bretagne. Mais à l’Ouest comme dans le Sud, les centres de services fournissent eux aussi de nouvelles opportunités aux ingénieurs locaux ou parisiens en quête de qualité de vie.

Les plans de recrutement et offres d’emploi en cours témoignent bien de cette reprise générale.

Ainsi par exemple, Capgemini recrute 70 développeurs objet débutants sur toute la région : Brest, Caen, Le Mans, Nantes, Orléans, Rennes, Rouen et Tours. Et Atos Origin poursuit un plan de 150 recrutements notamment sur Rennes et Orléans. Quant à Unilog, ses recrutements se concentrent actuellement sur Orléans, où la SSII compte doubler ses effectifs sur deux ans. Et s’il fallait encore convaincre de la reprise dans l’ouest de la France, les offres d’emploi actuellement en cours en Normandie constituent un argument indéniable : outre Capgemini et Altitude, de nombreuses SSII locales recrutent des profils variés – ingénieurs de développement, spécialistes télécoms, … - dans une région pourtant peu propice à  l’emploi dans ce secteur.

Les moteurs de ce dynamisme ? La rationalisation des systèmes d’information, la politique accrue de sous-traitance et les grands projets de consolidation du secteur bancaire, expliquent les acteurs de la région.Sans oublier les télécoms qui battent leur plein : Lannion et Rennes reviennent en force. Un secteur qui recrute tout autant pour ses besoins en recherche et développement de nouveaux produits, que pour construire et améliorer ses systèmes d’information et infrastructures. Majoritairement concentré sur la Bretagne, les besoins en compétences télécoms se font également ressentir ailleurs, et notamment à Rouen, siège d’Altitude qui recherche des architectes réseaux. L’Ouest de la France garde cependant sa forte couleur tertiaire. Le Mans et Niort confortent leur label de fief des mutuelles. Ces dernières poursuivent leurs grands travaux liés aux nombreuses fusions opérées ces dernières années. Quant aux centres de services, ils participent à l’embellie générale. Notamment à Nantes : Accenture Technology Services, Stéria, Atos Origin y ont installé d’importantes plates-formes de back office.

Des ingénieurs nouvelles technologies mais aussi développeurs grands systèmes, chefs de projet, consultants métier dans les assurances et les banques, et même un directeur de centre de services chez Atos à Orléans, les opportunités couvrent donc un éventail très large de compétences. Entre la forte densité de systèmes d’information bancaires et de mutuelles et l’installation de centres de services, certains profils jusque là délaissés reprennent vigueur sur le marché de l’emploi. En particulier les bac +2 et les compétences en grands systèmes. Ainsi, à Nantes, Business et Décision recrute des intégrateurs d’application de niveau bac + 2, avec trois ans d’expérience Unix et SGBD. Et quasiment tous les acteurs de la région recherchent des compétences en « anciennes » technologies : Natural Adabas, Pacbase, MVS, CICS, Cobol, Pascal et même Basic ! Pas de doute, l’Ouest reste la région la plus diversifiée après l’Ile de France.

Corinne Zerbib

Article réalisé pour 01 Informatique (15/09/09)